OM vs Atalanta : De Zerbi face à un casse-tête avec quatre absents majeurs

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’Olympique de Marseille aborde une semaine européenne décisive, mais Roberto De Zerbi devra composer sans plusieurs cadres pour la réception de l’Atalanta Bergame en Ligue des champions 2025-2026.

OM – Atalanta : Une affiche à enjeu pour les Marseillais

Mercredi soir, le Vélodrome s’annonce incandescent pour la 4e journée de la phase de groupes de la Ligue des Champions. Déjà battu au Portugal par le Sporting (2-1), l’OM doit absolument s’imposer face à l’Atalanta s’il veut conserver ses chances de qualification pour les huitièmes de finale. Mais l’entraîneur Roberto De Zerbi devra se passer de quatre éléments importants : Timothy Weah, Leonardo Balerdi, Nayef Aguerd et Salim Ben Nadir, tous blessés selon ses déclarations en conférence de presse pré-match.

« Weah, Balerdi, Aguerd, et Nadir ne devraient pas être disponibles pour affronter l’Atalanta demain », a sobrement lâché l’entraîneur phocéen face aux journalistes (source : Onze Mondial).

Cette hécatombe intervient une semaine après le succès âprement disputé (1-0) face à Auxerre en Ligue 1, match où l’OM a dû finir à neuf contre onze. Un contexte tendu, donc, pour aborder ce rendez-vous européen capital et maintenir la pression sur le PSG, leader du groupe A mais qui affrontera le Sporting dans un duel lui aussi crucial.

Des absences qui modifient l’équilibre tactique de De Zerbi

Le forfait de Nayef Aguerd est sans doute le plus problématique. L’international marocain s’était imposé comme le patron de la défense marseillaise depuis son arrivée cet été en provenance de West Ham. Sans lui, De Zerbi devra probablement faire confiance à la charnière Mbemba-Gigot, moins complémentaire face à une attaque aussi mobile que celle de l’Atalanta.

Leonardo Balerdi, suspendu récemment en championnat, manque également à l’appel. Son absence prive le coach d’une option solide en défense centrale, mais aussi d’un joueur possédant une qualité de relance supérieure à la moyenne, précieuse face au pressing lombard.

Offensivement, la non-convocation de Timothy Weah réduit la profondeur des couloirs. L’international américain, habitué à alterner entre l’aile droite et le rôle de piston, manque cruellement dans un système à trois défenseurs que De Zerbi affectionne particulièrement. Enfin, l’absence de Salim Ben Nadir, s’il est moins médiatisé, réduit les options au milieu, surtout en relais ou pour faire souffler le duo Veretout-Kondogbia.

Le Vélodrome, moteur d’espoir dans la tourmente

Dans ce contexte délicat, De Zerbi mise sur un atout inestimable : le Vélodrome. « Le Vélodrome je le connaissais déjà avec Brighton, c’est une des raisons pour lesquelles je suis venu ici », a-t-il déclaré, soulignant l’importance du douzième homme phocéen. Au-delà de l’aspect mythique du stade, l’ambiance bouillante du Vélodrome pourrait peser lourdment dans la balance, surtout quand la solidité de l’effectif vacille.

L’entraîneur italien en est conscient : « C’est un stade spécial, autant dans le bien que dans le mal […] C’est à nous d’enflammer les supporters ». Ce soutien inconditionnel est d’autant plus vital dans une période marquée par une infirmerie inhabituellement remplie. Huit à neuf joueurs sont touchés, selon De Zerbi, même s’il n’a pas révélé tous les noms.

Rester dans le coup malgré la crise

Face à une Atalanta très expérimentée, le défi s’annonce colossal. Mais De Zerbi refuse toute forme de fatalisme : « Les belles choses se font souvent dans la difficulté ». Ce mantra pourrait bien devenir le carburant psychologique d’une équipe en quête de stabilité et de repères. Les Olympiens, actuellement troisièmes du groupe derrière le PSG et le Sporting, n’ont pas le droit à l’erreur s’ils veulent prolonger leur aventure printanière en C1.

La rivalité entre l’OM et le PSG continue d’exister aussi sur la scène européenne. Tandis que Paris profite d’un effectif presque au complet pour élaborer ses ambitions continentales, l’OM doit jongler avec les absences et les ajustements tactiques. Un contraste saisissant qui conditionnera aussi la suite de la saison en Ligue 1, où chaque point est crucial pour assurer une qualification pour l’Europe 2026-2027.

En attendant un retour progressif des blessés, De Zerbi et son staff doivent faire preuve d’inventivité et de résilience. Pour les supporters marseillais, une victoire mercredi ne serait pas juste un soulagement : ce serait une déclaration.

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