La défaite de l’Olympique de Marseille face à l’Atalanta (0-1) en Ligue des champions continue de faire des remous. Très virulent dans son émission Rothen s’enflamme, l’ancien Parisien Jérôme Rothen a taillé en pièces la performance marseillaise, n’épargnant ni les joueurs ni Roberto De Zerbi. Une sortie médiatique qui n’est pas restée sans réponse : Ali Zarrak, proche collaborateur de Medhi Benatia, lui a renvoyé une réplique acide sur les réseaux sociaux. Un clash sous haute tension, révélateur des fractures internes et des critiques grandissantes autour du projet marseillais en cette saison 2025-2026.
Jérôme Rothen fracasse l’OM : résultats, De Zerbi et mercato dans le viseur
La frustration est palpable au Vélodrome après cette nouvelle désillusion européenne. Et Jérôme Rothen, figure médiatique majeure du football français et ex-joueur du PSG, ne mâche pas ses mots. « L’OM est ridicule en termes de résultats, c’est la réalité », lâche-t-il en direct sur RMC Sport, après la défaite à domicile contre l’Atalanta. L’attaque est frontale : gestion tactique, manque d’engagement, erreurs de casting au mercato… tout y passe.
Pour Rothen, Roberto De Zerbi est défaillant dans ses choix et dans sa capacité à galvaniser ses troupes : « Une seule victoire en dix matchs de Ligue des champions : le bilan est famélique ». Selon lui, le tacticien italien se fait régulièrement dominer, comme face à Juric hier. « L’OM est à sa place », insiste-t-il, pointant une prestation « indigente » notamment en première mi-temps. Quant aux recrues estivales, Rothen fustige un recrutement déconnecté des exigences européennes, citant Højbjerg comme un symbole d’un profil surcoté.
La saison 2025-2026, censée être celle du renouveau sous la houlette de Benatia et De Zerbi, tourne au casse-tête sur le plan tactique et mental. Ces critiques appuyées mettent surtout en lumière les lacunes collectives du club phocéen dans sa quête de stature continentale, un terrain où le rival parisien, le PSG, continue d’évoluer avec une régularité qui fait défaut à l’OM.
Ali Zarrak contre-attaque : une punchline qui expose les coulisses
Mais Rothen n’a pas eu le dernier mot. Sur le réseau X (ex-Twitter), Ali Zarrak, proche de Medhi Benatia et figure montante dans l’organigramme de l’OM, a répliqué de manière cinglante : « C’est moche de cracher dans la soupe. L’année dernière, quand tu demandais entre 4 et 8 places en salon VIP par match pour tous nos matchs, l’OM n’était pas à jeter. La soupe était bonne hein ».
Une sentence bien sentie, qui relance autant le débat sur l’objectivité journalistique que sur la couverture médiatique de l’OM. Ce rappel à l’ordre met en lumière les rapports souvent ambigus entre les clubs et les figures médiatiques, surtout quand ces dernières ont un passé dans un club rival — en l’occurrence le PSG, éternel antagoniste marseillais.
En plein cœur de la saison 2025-2026, où l’OM jongle entre Ligue 1, Ligue des champions et tensions internes, ce clash médiatique reflète parfaitement l’atmosphère électrique autour du club. Et si la performance sur le terrain laisse à désirer, les coulisses, elles, n’en finissent pas d’agiter les réseaux.
Des tensions révélatrices d’un OM sous pression
Ce duel à distance entre Rothen et Zarrak va au-delà de l’anecdote. Il souligne un contexte délicat à Marseille : un effectif coûteux, une direction technique récemment renouvelée, un entraîneur encore en quête de repères, et des attentes toujours plus élevées. La comparaison avec le PSG, que Rothen connaît bien, est sanglante : là où Paris caracole en tête et assume son statut européen, l’OM tarde à justifier ses ambitions.
La question qui se pose désormais : comment l’OM peut-il rebondir après ce revers et au cœur de cette tempête médiatique ? Entre les choix tactiques discutables et l’exigence d’un public toujours aussi passionné, De Zerbi et Benatia sont désormais face à un défi : ne pas se contenter de mots, mais agir pour inverser une dynamique fragile.
L’épisode Rothen-Zarrak est peut-être anecdotique sur le moment, mais il pourrait bien catalyser une remise en question salutaire pour l’Olympique de Marseille. À condition, bien sûr, que les réponses ne se limitent pas aux réseaux sociaux… mais transpirent sur le terrain.