OM : élimination en Ligue des champions ? Un gouffre financier qui inquiète

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’Olympique de Marseille navigue en eaux troubles dans cette phase de groupes de la Ligue des champions 2025-2026. Alors que le club phocéen avait débuté sa campagne européenne avec une dynamique qui laissait entrevoir de belles promesses, les récents résultats ont refroidi les ambitions. Et au-delà du terrain, c’est surtout dans les comptes que l’impact pourrait être dévastateur.

Un début en fanfare rapidement éclipsé

Le parcours européen de l’OM avait de quoi rassurer ses supporters après un revers logique mais encourageant contre le Real Madrid (1-2), suivi d’un éclatant 4-0 face à l’Ajax Amsterdam. Jonathan Clauss enchaînait les galops offensifs, Aubameyang semblait avoir retrouvé son flair, et surtout, le Vélodrome vibrait à nouveau au rythme des grandes nuits européennes.

Mais les deux défaites suivantes ont brisé cet élan : un match frustrant perdu au Portugal face au Sporting CP puis une contre-performance à domicile contre l’Atalanta (0-1), qui a fait très mal moralement, sportivement… et financièrement. L’OM, désormais 25e au classement général des 36 équipes engagées, se retrouve virtuellement hors-jeu pour les huitièmes de finale.

Un jackpot de la Ligue des champions qui s’évapore

La Ligue des champions, ce n’est pas qu’un prestige ou une bataille d’ego face au PSG, c’est aussi une manne financière colossale. Jusqu’ici, l’OM a récupéré environ 40 millions d’euros : une part fixe garantie de 18,62 millions, 2,1 millions pour sa victoire contre l’Ajax, et des revenus additionnels d’environ 20 millions issus des droits TV et du coefficient UEFA.

Mais en cas d’élimination précoce, cette montagne d’euros pourrait devenir un mirage. Ne pas atteindre les huitièmes de finale, c’est renoncer à un bonus de 11 millions d’euros. Une qualification aux barrages pourrait encore sauver les meubles, mais chaque revers rapproche le club du précipice économique.

Et l’impact ne s’arrête pas là : moins de recettes de billetterie, un engouement qui baisse, et une valeur commerciale en chute libre. Entre merchandising, sponsors et visibilité médiatique, c’est toute l’image de l’OM qui en pâtirait.

Un revers stratégique face aux ambitions du PSG

En coulisses, ce gâchis financier résonne aussi comme un camouflet dans le bras de fer implicite avec le PSG. Le club parisien, solide en phase de groupes et déjà qualifié pour les huitièmes, s’assure à la fois une visibilité maximale et des rentrées financières majeures. Pour l’OM, déjà distancé sportivement, creuser un retard économique de plusieurs dizaines de millions complique encore plus toute volonté de concurrence à court et moyen terme.

Franck McCourt et Pablo Longoria savent que l’attractivité d’un projet passe par la régularité européenne. Les investissements faits ces dernières saisons – entre la venue de Gennaro Gattuso à la tête de l’équipe et les recrues ciblées pour performer sur les deux tableaux – visaient clairement à faire de l’OM un habitué de la dernière ligne droite continentale. Une sortie prématurée viendrait remettre en question cette trajectoire… et potentiellement déboucher sur un mercato d’hiver plus prudent que prévu.

Une fin de phase de groupes décisive

Le calendrier restant sera donc crucial. Avec encore un déplacement périlleux à Bergame et la réception du Sporting CP, l’OM joue son avenir européen sur un fil. Gattuso devra faire des choix forts, tant sur l’animation offensive que sur les rotations. La moindre erreur pourrait coûter cher.

À ce stade, c’est tout un club qui est acculé : supporters, dirigeants, staff et joueurs savent que chaque point sera synonyme d’espoir, ou d’enlisement. Et ce, sous les yeux d’un PSG déjà qualifié et spectateur moqueur d’une saison européenne bien mal engagée côté marseillais.

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