Eric Di Meco s’est exprimé avec franchise sur la relation très particulière entre l’OM et son public. L’ancien défenseur estime que les supporters marseillais vivent une contradiction permanente. Ils réclament de l’attention mais supportent mal les critiques venues de l’extérieur. Il appelle à plus de cohérence dans un contexte tendu.
Une passion qui dépasse la logique selon Di Meco
L’OM traverse une période mouvementée. Les résultats en Ligue des champions ont ouvert de nombreux débats. Le club se retrouve au centre de discussions qui agacent parfois son public. Eric Di Meco a voulu analyser cette réaction. Il observe un comportement paradoxal chez les supporters marseillais.
Selon lui, ce rapport mêle fierté et hypersensibilité. Il pointe une attitude changeante face aux médias. « Les plus durs avec l’OM, ce sont les supporters », rappelle-t-il. Les fans exigent une forte présence de leur club dans l’actualité. Ils n’acceptent pourtant pas les critiques qui accompagnent souvent cette exposition. Cette tension alimente un climat instable.
Une contradiction qui fragilise le club
Di Meco décrit un mécanisme bien ancré dans l’histoire du club. « Quand on ne parle pas de nous, on pleure. Et lorsqu’on en parle trop, nous pleurons aussi », explique-t-il. Pour lui, cette attitude finit par nuire à la sérénité du groupe. Il souligne un sentiment de propriété très fort autour de l’OM. Les supporters veulent défendre leur club. Ils deviennent pourtant ses premiers juges.
Il pointe aussi un paradoxe présent depuis longtemps. « Les Marseillais aiment critiquer leur équipe, mais ne supportent pas que les autres le fassent », affirme-t-il. Cette réaction s’explique par l’attachement viscéral au club. Les fans veulent contrôler le regard porté sur l’OM. Ils vivent toute remarque extérieure comme une intrusion.
Di Meco appelle donc à plus de cohérence. Il invite les supporters à éviter ce comportement qu’il qualifie de schizophrène. Il juge nécessaire de stabiliser l’environnement du club. L’OM avance dans une saison exigeante. Le soutien du public peut devenir une force majeure. Encore faut-il qu’il reste aligné avec ses propres attentes.