Encore une fois, l’OM a chuté en finale. Opposé au Paris Saint-Germain pour le Trophée des Champions 2026 à Koweït City, Marseille pensait tenir sa revanche. Menés puis revenus au score dans un scénario haletant, les Phocéens ont finalement cédé aux tirs au but. Une défaite de plus dans une série noire qui ne cesse d’interroger. Depuis le départ de Didier Deschamps, aucune finale disputée par l’OM n’a été gagnée. Le contraste est saisissant avec l’ère Deschamps, où la réussite était systématique.
Deschamps, le maître des finales à l’OM
Impossible de parler de finales olympiennes sans évoquer Didier Deschamps. En poste entre 2009 et 2012, le technicien français a transformé toutes les finales qu’il a dirigées en victoires : Coupe de la Ligue (2010, 2011, 2012), Trophée des Champions (2010, 2011), sans oublier le titre de champion de France en 2010. Sous ses ordres, Marseille affichait une solidité mentale impressionnante, convertissant chaque moment décisif en succès.
Une statistique citée par Stats Foot est sans appel : 5 trophées en 5 finales avec Deschamps, contre 0 sur 7 sans lui depuis 2000. Ce bilan révèle l’immensité du vide laissé par l’actuel sélectionneur de l’équipe de France. L’arme principale de Deschamps ? Une gestion psychologique fine des événements, un ADN de gagneur et une équipe bâtie pour affronter la pression. Depuis, l’OM n’a tout simplement plus su gagner une finale — y compris face au grand rival parisien.
De Zerbi dans la continuité des échecs post-Deschamps
Le dernier épisode de cette malédiction marseillaise s’est écrit le 7 janvier 2026 au Trophée des Champions. Opposé au PSG, l’OM version Roberto De Zerbi avait pourtant montré de très belles choses : intensité, pressing haut et un jeu offensif séduisant. Alors que Paris menait, une égalisation tardive de Greenwood puis un contre-son-camp de Pacho offraient l’espoir à Marseille. Mais aux tirs au but, Lucas Chevalier a fait basculer la rencontre côté parisien.
Encore une finale, encore une désillusion. De Zerbi, qui avait fait forte impression lors de sa prise de poste en 2024, n’est pas parvenu à briser la spirale. Pire, il rejoint une longue liste d’entraîneurs impuissants dans les moments cruciaux : Baup, Michel, Garcia, Villas-Boas ou encore Sampaoli. Aucun d’eux n’est parvenu à inculquer à cette équipe le mental de vainqueur nécessaire.
Face au PSG, batailles et défaites s’enchaînent. Si Paris écrase la Ligue 1 depuis plus d’une décennie, les confrontations directes avec Marseille, notamment en finale, prennent une tournure symbolique. Chaque défaite envoie un message : l’OM n’est pas encore revenu au niveau de son rival historique. Le contraste stratégique est marquant. Là où Paris installe une régularité dans l’excellence, Marseille alterne promesses et échecs, avec une instabilité chronique aux postes-clés.
Quelles perspectives pour la saison 2025-2026 ?
En Ligue 1 comme en Ligue Europa, l’OM reste en embuscade. Mais les lacunes affichées en finale interrogent. Roberto De Zerbi devra rapidement trouver des clés psychologiques pour transformer l’envie en titre. Car la prochaine finale pourrait bien décider de la dynamique du club pour les années à venir. L’objectif ? Mettre fin à la série noire et rappeler que l’OM peut à nouveau rêver en grand. Avec ou sans Deschamps, mais avec une nouvelle culture de la gagne.
D’ici là, les supporters continueront de scruter chaque match avec l’espoir de retrouver une équipe qui, comme en 2010, savait faire la différence quand elle comptait.