La polémique autour de Thiago Almada et de sa qualification avec l’Olympique Lyonnais continue de faire grand bruit en Ligue 1. Alors que plusieurs clubs ont déposé des réserves à la LFP, le président de l’OM, Pablo Longoria, a choisi une approche différente en adressant un courrier à la Ligue et à la DNCG. Son objectif ? Réclamer des règles plus strictes et une meilleure transparence sur la régulation financière des clubs. Une initiative qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’avenir des modèles de multipropriété.
Une polémique qui divise la Ligue 1
Depuis l’arrivée de Thiago Almada à l’OL en provenance de Botafogo – un club également détenu par John Textor –, plusieurs formations de Ligue 1 ont dénoncé ce transfert comme un moyen détourné de contourner l’interdiction de recrutement imposée par la DNCG. Nice et Reims, notamment, ont officiellement déposé des réserves contre la présence du joueur sur les feuilles de match.
De son côté, l’OL affirme que le prêt du milieu argentin a été validé en amont par la DNCG, le régulateur financier du football français. Pourtant, certains dirigeants, comme Jean-Pierre Rivère (président de l’OGC Nice), estiment que ces pratiques doivent être interdites pour garantir l’équité sportive. Ce conflit pourrait donc pousser la LFP à revoir sa lecture des prêts entre clubs sous un même propriétaire.
Pablo Longoria prend de la hauteur et interpelle la LFP
Contrairement à d’autres clubs ayant choisi la voie juridique en contestant directement la qualification du joueur, Pablo Longoria a préféré une approche plus institutionnelle. Selon L’Équipe, le président de l’OM a adressé un courrier à la LFP et à la DNCG pour exiger une clarification et une réforme des règles entourant la régulation financière des clubs.
Plus précisément, Longoria plaide pour une évaluation plus stricte des transactions entre clubs appartenant à un même groupe, ce qui éviterait toute distorsion de concurrence. Il réclame également la mise en place de nouvelles règles encadrant les prêts intra-groupe afin d’assurer une transparence optimale pour les autres clubs de Ligue 1.
Cette approche stratégique pourrait lui permettre de positionner l’OM comme un acteur influent dans les futures discussions sur les réglementations en Ligue 1, tout en évitant une bataille directe avec l’OL sur ce dossier précis.
Un tournant pour la régulation du football français ?
Avec la montée en puissance des modèles de multipropriété – où un même investisseur contrôle plusieurs clubs à travers le monde –, la problématique soulevée par Longoria dépasse largement le cas de Thiago Almada. L’UEFA a déjà exprimé des inquiétudes sur ces structures, notamment pour garantir l’intégrité des compétitions européennes.
En France, cette affaire pourrait constituer un test grandeur nature pour la LFP et la DNCG, contraintes de trancher sur un sujet complexe qui mêle finances, réglementation et équité sportive. Si la pression des clubs comme l’OM ou Nice aboutit à une réforme, cela pourrait changer durablement la façon dont les transferts et prêts sont encadrés en Ligue 1.
Dans tous les cas, cette affaire symbolise un tournant majeur pour l’avenir du football français. Affaire à suivre de très près.