Le choc entre le PSG et l’OM reste un rendez-vous incontournable du football français. Pourtant, pour Roberto De Zerbi, ce match ne mérite plus l’appellation de « Classique ». Face au déséquilibre économique et sportif entre les deux clubs, l’entraîneur marseillais a livré un constat sans détour.
Un « Classique » vidé de son essence ?
Dimanche soir, le Paris Saint-Germain a dominé l’Olympique de Marseille au Parc des Princes (3-1). Un scénario qui devient presque une habitude, tant l’écart entre les deux formations semble se creuser année après année. Interrogé en conférence de presse après la rencontre, Roberto De Zerbi n’a pas mâché ses mots.
« PSG-OM, ce n’est pas un Classique. On ne peut pas comparer l’effectif et la force économique du PSG et l’OM. Moi, je lutte même si je sais que je vais perdre. Mais un Classique, c’est quand tu luttes, que tu peux gagner ou perdre. Ce n’est pas ça là. Je suis honnête » a déclaré le technicien italien, sans cacher sa frustration.
De Zerbi a même interpellé les journalistes qui tentaient de défendre l’idée que le poids de l’histoire suffisait à qualifier cette affiche de « Classique ». Une vision clairement rejetée par le coach marseillais, persuadé que l’écart est aujourd’hui trop abyssal.
Un constat partagé par Luis Enrique
Les propos de De Zerbi n’ont pas tardé à faire réagir, notamment du côté du PSG. Luis Enrique, interrogé sur la question, a reconnu l’évidence : oui, le PSG bénéficie d’un avantage financier considérable. « Le PSG a un gros potentiel économique, c’est sûr. Ça m’attire de savoir qu’on peut avoir n’importe quel joueur. C’est ce qu’on veut en tant que coach. C’est le football, on veut marquer l’histoire et ça, il faut le faire avec de l’argent, du travail. C’est comme ça que fonctionne le foot, les équipes puissantes sont riches et dominent », a-t-il affirmé.
Cette réalité financière donne au PSG un avantage structurel indéniable. Là où Marseille peine à recruter des joueurs de classe mondiale tout en restant compétitif en Ligue 1, le club parisien vise la Ligue des champions avec des effectifs taillés pour le très haut niveau.
Quelle place pour l’OM face au géant parisien ?
Si le constat semble implacable, la question demeure : que peut faire l’OM face à un tel mastodonte ? L’histoire du football prouve qu’une domination économique ne garantit pas toujours la victoire sur le terrain. Cependant, pour réellement rivaliser, Marseille devra trouver d’autres leviers, que ce soit par la formation, des choix de recrutement judicieux ou une solidarité collective indéfectible.
Le PSG-OM restera une affiche attendue du championnat français, ne serait-ce que pour l’intensité des débats et la rivalité historique entre les deux villes. Mais aux yeux de De Zerbi, seules des confrontations plus équilibrées justifieraient la notion de « Classique ».