Le Classique entre le PSG et l’OM reste avant tout un rendez-vous bouillant sur et en dehors du terrain. Mais cette année, une polémique persistante a éclaté bien après le coup de sifflet final : les banderoles insultantes visant Adrien Rabiot et sa famille. Face à cette situation, Patrice Evra n’a pas manqué de faire entendre son point de vue, et comme à son habitude, il ne mâche pas ses mots.
Evra minimise la polémique et critique la médiatisation des familles
Patrice Evra, fidèle à son franc-parler, est intervenu sur RMC Sport pour donner son avis sur les banderoles ciblant Rabiot. S’il condamne ces messages insultants, il estime néanmoins que la situation est exagérée : « Je condamne ces banderoles, mais de là à en faire tout un plat, c’est du chambrage. »
Evra va plus loin en expliquant que, selon lui, les familles des joueurs, lorsqu’elles deviennent trop médiatisées, doivent être prêtes à accepter cette exposition : « Kylian (Mbappé) dit qu’on ne s’attaque pas aux familles, mais quand tes parents deviennent trop médiatisés, ils appartiennent au public. » Un point de vue qui risque de diviser, alors que de nombreux observateurs dénoncent toute attaque visant les proches des joueurs.
L’ancienne star des Bleus aurait répondu frontalement
Ce qui fait particulièrement parler, c’est la réaction martiale qu’Evra aurait eue s’il avait été à la place de Rabiot. Toujours sur RMC Sport, il imagine une confrontation directe avec les ultras marseillais : « Si j’avais été Rabiot, je serais allé tout droit vers le kop. Je serais resté là-bas, je les aurais regardés. Le premier qui descend, il en prend un. »
Un discours musclé, empreint de la personnalité bien trempée d’Evra, qui prône une réponse physique à ce type de provocations. Il va même jusqu’à affirmer qu’Adrien Rabiot aurait dû confronter les supporters, quitte à s’attirer des représailles : « Peut-être que tu te fais lyncher, mais il aurait marqué le coup. » Une vision qui témoigne de la mentalité de guerrier de l’ancien latéral.
Le souvenir du coup de pied à un supporter marseillais
Forcément, une telle déclaration rappelle un épisode marquant de la carrière d’Evra : son coup de pied à un supporter de l’OM en 2017. Événement qui lui avait valu une suspension de l’UEFA et une fin de parcours houleuse avec Marseille. Il évoque lui-même cet épisode en expliquant que son geste était motivé par les insultes familiales qu’il avait reçues : « Moi, tu parles de ma mère ou mon père, c’est simple… On a vu ce qui est arrivé au pseudo-supporter de Marseille. »
Evra justifie son acte en rappelant les limites qu’il juge infranchissables : « Les mamans, tu ne les touches pas, elles t’ont porté neuf mois ! » Une sortie qui ne manquera pas de faire réagir, tant elle relance les débats sur la réaction appropriée à avoir face aux provocations des tribunes.
Si l’affaire des banderoles contre Rabiot continue d’agiter les débats, les propos incendiaires de Patrice Evra risquent d’ajouter encore plus de tension autour du Classique. Une rivalité qui, décidément, ne manque jamais de faire couler de l’encre.