OM : De Zerbi passe à l’offensive après le naufrage contre Reims

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

La défaite cinglante de l’Olympique de Marseille sur la pelouse du Stade de Reims (3-1) a fait l’effet d’un électrochoc au sein du club phocéen. Pointé du doigt pour son manque d’intensité et de cohérence tactique, le groupe emmené par Roberto De Zerbi a rapidement été rappelé à l’ordre par son entraîneur. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Italien a dégainé un plan de riposte aussi symbolique que stratégique.

Un dimanche marathon décidé après la débâcle

Au lendemain du revers contre Reims, De Zerbi n’a pas tardé à imposer ses premières sanctions. Le traditionnel jour de repos a été purement et simplement annulé. Pire encore pour les joueurs : la nuit de samedi à dimanche s’est poursuivie à la Commanderie, centre d’entraînement du club. Objectif clair : marquer les esprits, provoquer un électrochoc.

Comme révélé par La Provence, ce « dimanche noir » a débuté par une séance de décrassage sous les yeux de Pablo Longoria, présent pour manifester son soutien, mais surtout sa ferme exigence. S’en est suivi un déjeuner collectif, puis le visionnage du match entre Toulouse et Brest – un clin d’œil stratégique au prochain adversaire olympien, prévu dès le lendemain au Vélodrome.

En parallèle, des discussions en interne ont agité les murs du centre d’entraînement, avec un message fort : plus aucune erreur ne sera tolérée sur les sept derniers matchs.

Un management musclé mais calculé

Ce choix assumé de management directif marque une rupture pour un entraîneur comme De Zerbi, souvent reconnu pour sa proximité avec ses joueurs. Selon RMC Sport, le coach italien conserve néanmoins le plein soutien de la direction de l’OM, convaincue que les lacunes actuelles sont davantage mentales que tactiques.

Adrien Rabiot, ancien de la maison parisienne, lui-même n’avait pas mâché ses mots après la prestation des Phocéens à Reims. Selon lui, le manque de compétitivité de certains joueurs est criant, une critique partagée discrètement en interne côté marseillais. De Zerbi compte bien éradiquer cette passivité, quitte à envisager des mesures extrêmes comme un « stage commando », même si rien n’est encore acté à ce stade.

Cette méthode n’est pas sans rappeler les choix tactiques de Luis Enrique au PSG, qui a lui aussi su tirer profit de la pression constante sur son groupe pour instaurer une exigence de très haut niveau. Les résultats parisiens, notamment en Ligue des champions cette saison, montrent qu’un encadrement exigeant peut être synonyme de performance.

Quel impact pour le PSG dans la course au podium ?

Pour Paris, ce durcissement de ton du côté de Marseille revêt une importance tactique dans la lutte hexagonale. L’OM est en quête désespérée d’une place en Ligue des champions. Une équipe relancée mentalement constitue toujours une menace potentielle pour les concurrents directs de Paris dans le haut du tableau.

Mais soyons clairs : malgré cette tentative de reprise en main, la dynamique reste fragile côté marseillais. Et, en comparaison avec la régularité parisienne, la profondeur de banc et la vitesse d’exécution tactique de Luis Enrique, l’écart semble encore bien marqué.

En revanche, côté PSG, cette situation pourrait modifier les dynamiques de certains matchs à venir, face à des adversaires relancés ou au contraire en crise ouverte. Chaque contre-performance des Olympiens accentue le gouffre qui se creuse avec l’élite – et renforce, par ricochet, la domination parisienne sur la Ligue 1.

Conclusion : Roberto De Zerbi a lancé une contre-offensive mentale pour sauver ce qui peut l’être dans la saison marseillaise. Mais réussir à réveiller une formation à la dérive, sous pression et en perte de repères, demande bien plus qu’un décrassage dominical. Pendant ce temps, au PSG, l’ordre règne… et les ambitions européennes se confirment.

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