Le Classique entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille ne déçoit jamais en intensité, même en dehors du terrain. Trois semaines après la victoire parisienne (3-1) au Parc des Princes, une nouvelle polémique émerge. Elle concerne les sanctions infligées au PSG par la LFP suite à des banderoles injurieuses visant Adrien Rabiot et sa mère Véronique, présentes dans la tribune Auteuil lors du match. Sur le plateau de L’Équipe de Greg, Véronique Rabiot a exprimé publiquement son mécontentement en dénonçant une « justice à deux vitesses ». Analyse d’un dossier délicat qui dépasse le simple cadre disciplinaire.
Des sanctions jugées trop légères par Véronique Rabiot
Le 19 avril dernier, plus d’un mois après les incidents survenus lors de PSG-OM (le 16 mars), la Commission de discipline de la LFP a décidé de sanctionner le Paris Saint-Germain d’une fermeture partielle de la tribune Auteuil pour un match, couplée à une amende de 20 000 euros. Une mesure que Véronique Rabiot, cible des banderoles et des chants hostiles, considère comme « scandaleusement insuffisante ».
« Ce sont des sanctions qui n’en sont pas. Une amende de 20 000 euros pour un club comme le PSG ? C’est comme s’il n’y avait rien« , s’indigne-t-elle dans L’Équipe de Greg (source : L’Équipe). Ce qui choque l’ancienne agent et mère du joueur, c’est aussi le délai entre les faits et la sanction. « Pourquoi attendre le 19 avril pour une affaire du 7 mars ? On a laissé au PSG tout le loisir de fêter son titre sans aucune contrainte« , interroge-t-elle fermement.
Une polémique révélatrice des tensions entre clubs et institutions
Le cœur du problème réside dans le sentiment d’inégalité perçu par Véronique Rabiot. Elle n’hésite pas à comparer cette décision à des sanctions bien plus sévères infligées à d’autres clubs. « La tribune Étang de Thau à Montpellier est fermée jusqu’à fin juin pour des débordements similaires« , rappelle-t-elle. Cette comparaison vient appuyer sa dénonciation d’un « deux poids, deux mesures ». Pour elle, le PSG serait systématiquement traité avec une indulgence particulière.
Cette affirmation relance un vieux débat autour de la gestion disciplinaire de la ligue : le PSG bénéficie-t-il d’un traitement de faveur ? La question n’est pas neuve, mais elle trouve ici une résonance particulière, à l’heure où l’institution se veut de plus en plus rigoureuse en matière de lutte contre les comportements discriminants et injurieux dans les stades.
En prenant la parole publiquement et en lançant une pétition, Véronique Rabiot cherche à faire bouger les lignes. Elle demande notamment une interdiction totale des banderoles à caractère injurieux, quelle que soit leur provenance. Une mesure radicale, mais qui pourrait s’inscrire dans la volonté grandissante de pacifier les tribunes françaises.
Quel impact pour le PSG ?
Sur le plan purement sportif, la sanction reste symbolique : une fermeture partielle de la tribune Auteuil pour un match, dans une période où le PSG a (presque) déjà validé son titre, et où l’échéancier des rencontres joue en sa faveur. L’amende, dérisoire à l’échelle d’un club aux revenus colossaux, n’aura aucune incidence financière.
Cependant, sur le plan de l’image, cette affaire pourrait raviver les critiques autour de l’attitude des supporters. Le PSG, régulièrement ciblé pour certains débordements en tribune (chants haineux, banderoles, fumigènes), pourrait se retrouver sous une surveillance renforcée dans les semaines à venir, notamment à l’approche des phases finales de Coupe de France et de Ligue des champions. D’autant que l’UEFA, bien plus sévère que la LFP en matière disciplinaire, regarde de près ce genre de situations.
Quant à Véronique Rabiot, son engagement pourrait avoir des implications plus larges : celle d’une réflexion poussée sur la gestion des comportements dans les stades français, avec un appel à l’uniformisation et à la rigueur dans les décisions. Une exigence légitime, au-delà du seul prisme du Paris Saint-Germain.