OM : Pourquoi Marseille mise (déjà) sur Ismaël Bennacer malgré des débuts compliqués

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Arrivé au cœur de l’hiver avec les étiquettes d’international confirmé et de milieu technique au profil rare, Ismaël Bennacer peinait pourtant à convaincre sous ses premières couleurs marseillaises. Mais dans un revirement qui en dit long sur la stratégie olympienne, l’Olympique de Marseille aurait déjà décidé de lever son option d’achat. Zoom sur un pari à gros enjeux.

Un recrutement à l’image de l’OM nouvelle version

Depuis l’arrivée de Mehdi Benatia à la direction sportive, Marseille affiche clairement ses ambitions. La cellule de recrutement s’intensifie, avec des profils plus affirmés sur la scène européenne. Ismaël Bennacer, prêté par l’AC Milan avec une option d’achat fixée à 15 millions d’euros (dont 3 de bonus, selon La Gazzetta dello Sport), incarne cette volonté de hausser le niveau technique au milieu.

Pourtant, ses premières sorties en Ligue 1 ne plaident pas en sa faveur. Face à Toulouse, le Fennec a encore été pointé du doigt par La Provence : « Celui dont on vante la qualité technique s’est encore montré imprécis, à moins qu’il ne visait les panneaux publicitaires… ». Une pique révélatrice des débuts timides du milieu, arrivé à court de condition physique.

Mais loin de refroidir les décideurs olympiens, ces critiques n’ont pas empêché les dirigeants de se projeter sur le long terme. Leur choix : activer l’option d’achat dès cet été. Une décision qui pourrait rebattre les cartes au sein de l’entrejeu phocéen.

Pourquoi l’OM insiste malgré les doutes ?

Plusieurs facteurs expliquent cette volonté de la part de l’état-major marseillais. D’abord, la valeur intrinsèque du joueur. À 26 ans, Bennacer dispose d’une expérience solide en Serie A et sur la scène européenne avec l’AC Milan. Sa vision de jeu et sa qualité de passe sont rares en Ligue 1. Les dirigeants misent sur une remise à niveau physique pour exploiter pleinement ses capacités.

Ensuite, le joueur n’a jamais caché son attachement au club et à la ville. Né à Arles, Bennacer a souvent évoqué son rêve d’évoluer à l’OM : « Durant toute ma carrière je me suis dit : j’espère qu’un jour je pourrai jouer à l’OM ». Des propos rapportés dans plusieurs médias français. Cette implication joue forcément en faveur du joueur dans les coulisses.

Et détail non négligeable : l’avenir d’Adrien Rabiot, également ciblé par Marseille, reste flou. Miser sur Bennacer permettrait d’assurer une certaine stabilité dans l’axe, surtout si Valentin Rongier ou Jordan Veretout venaient à quitter le projet.

Enfin, son entente avec certains cadres du groupe, comme Pierre-Emile Højbjerg, ne passe pas inaperçue. Dithyrambique en février dernier, le Danois le décrivait ainsi : « Ismaël c’est un joueur très doué, de très grande qualité… C’est un bon gars avec un grand cœur et beaucoup de talent ». Une intégration humaine et collective appréciée par le staff.

Quel impact sur la concurrence en Ligue 1… et pour le PSG ?

Si Bennacer retrouve son niveau Milanello, Marseille pourrait se doter d’un véritable métronome capable de dicter le tempo au milieu. De quoi repositionner l’OM comme une menace plus crédible dans la course au podium — voire plus.

Côté PSG, cette montée en puissance potentielle pose de nouvelles questions. Dans un championnat parfois accusé de manquer de densité technique hors Paris, voir Marseille s’armer d’un joueur comme Bennacer est une alerte. Luis Enrique, qui mise sur la domination technique au cœur du jeu, devra composer avec un concurrent direct armé d’un profil très proche de celui de ses propres milieux créateurs.

À plus long terme, c’est aussi un signal fort pour la Ligue 1 : les cadors veulent attirer les talents confirmés du continent. Pour Paris, cela signifie que maintenir sa suprématie nationale nécessitera plus qu’une gestion de star system : cela passe aussi par surveiller et contrer les remontées ambitieuses de ses poursuivants.

Conclusion : un choix audacieux… ou visionnaire ?

L’OM n’a jamais été un club qui joue petit bras. En choisissant de parier sur Ismaël Bennacer malgré un démarrage loin des attentes, la direction envoie un double message : elle croit au projet, et elle fait confiance à l’homme. C’est ce genre de décisions qui forgent la stabilité d’un effectif et posent les bases d’une ambition retrouvée.

Du côté du PSG, l’arrivée durable de Bennacer à l’OM est à surveiller de près. S’il retrouve ses jambes et sa confiance, c’est un adversaire de taille supplémentaire dans une Ligue 1 qui se densifie. Entre confrontations directes et rivalité historique, le Classique pourrait enfin regagner en intensité… balle au centre.

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