OM : Retour sur les flops les plus marquants de l’histoire marseillaise

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Le mercato, c’est souvent une question de flair, de vision… ou de chance. Et à l’Olympique de Marseille, si certains coups de maître ont marqué les annales du club, d’autres ont laissé un goût amer. Ces flops XXL rappellent que le recrutement, surtout sous pression médiatique, peut parfois se transformer en fiasco retentissant. Tour d’horizon des joueurs venus au Vélodrome avec un statut flatteur, mais repartis dans l’anonymat.

Benoît Pedretti : l’international français qui n’a jamais trouvé sa place

L’année 2004 aurait pu être celle de l’explosion pour Benoît Pedretti. Transféré depuis Sochaux avec une belle réputation de métronome au milieu de terrain et une sélection en équipe de France dans les bagages, le joueur débarque à l’OM en plein projet de remontée en puissance. Mais très vite, la désillusion s’installe. Brouillon, souvent en décalage avec le tempo du jeu marseillais, Pedretti ne trouve jamais ses repères. Après seulement 40 matchs toutes compétitions confondues sans jamais convaincre, il plie bagage direction Lyon. Un beau potentiel gâché… par un mauvais timing ?

Mitroglou : une machine à but… rouillée à Marseille

Recruté en 2017 pour 15 millions d’euros en provenance de Benfica, l’attaquant grec devait incarner l’arme fatale offensive de l’OM. Son gabarit et son jeu d’appui promettaient de faire du bien dans un championnat physique comme la Ligue 1. Pourtant, malgré quelques éclairs (13 buts lors de la première saison), le rendement global de Kostas Mitroglou fut largement insuffisant. 16 buts en 50 matchs, un style peu adapté au jeu vertical de l’équipe, et une relation compliquée avec les supporters. Preuve éclatante des risques pris dans un recrutement parfois précipité.

Kôji Nakata : un passage express, une prestation fantôme

Difficile d’aborder les flops marseillais sans évoquer Kôji Nakata. Venu du Japon en 2005 après une expérience prometteuse avec le Kashima Antlers, le latéral gauche n’a jamais réussi à s’adapter au rythme de la Ligue 1 ni aux exigences de l’OM. 12 petites apparitions en une saison, des erreurs défensives grossières, et un souvenir douloureux pour les supporters : sa glissade sur la pelouse glacée de Geoffroy-Guichard, devenue virale. Il repartira vite en Suisse, au FC Bâle, sans laisser de trace notable.

Strootman : un transfert XXL pour une copie bien terne

Si le flop se mesure à l’aune des attentes et du coût, alors Kevin Strootman trône au sommet. Arrivé en 2018 pour 25 millions d’euros et un salaire colossal, l’ex de l’AS Roma devait incarner le capitaine du milieu marseillais. Mais rapidement, ses limites dans l’intensité du jeu français apparaissent. Lenteur, difficultés dans les transitions, prestations ternes… Malgré un professionnalisme salué, le Néerlandais est prêté à plusieurs reprises (Genoa, Cagliari…) avant de quitter définitivement le club en 2022. Un investissement lourd avec un maigre rendement, qui alourdit la masse salariale pour plusieurs années.

Doria : de grand espoir… à oublié du centre RLD

La hype autour de Doria en 2014 était immense. International espoir brésilien, souvent comparé aux plus grands défenseurs de sa génération, il est recruté pour environ 5 millions d’euros par le président Vincent Labrune. Mais Marcelo Bielsa n’en voulait pas. Résultat : un joueur peu utilisé, sans réel temps de jeu ni plan d’intégration. Enchaînant les prêts (Grenade, Malatyaspor), Doria ne portera que rarement le maillot phocéen en match officiel. Un échec rendu mégaphonique par le contexte politique interne du club à l’époque.

Recrutements manqués : des symptômes de l’instabilité sportive ?

Au-delà de l’échec individuel, ces cas traduisent des failles systémiques : absence de projet sportif clair, choix accélérés sous la pression de la direction ou des supporters, voire des agents trop influents dans les décisions. Ces flops rappellent combien la stabilité et la cohérence sont essentielles pour bâtir une équipe compétitive durable. À l’heure où l’OM cherche à retrouver les sommets de la Ligue 1 et l’Europe, ces erreurs passées doivent servir de leçons précieuses.

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