La saison actuelle n’est même pas encore terminée que déjà, Roberto De Zerbi, entraîneur de l’Olympique de Marseille, planche sur un changement profond de cap pour la saison prochaine. Un choix stratégique qui pourrait faire trembler les fondations olympiennes… et impacter directement la course aux premières places, notamment face à un PSG en quête de domination nationale absolue.
De Zerbi veut revenir à ses fondamentaux tactiques
Roberto De Zerbi n’a pas mis longtemps à imprimer sa patte sur le banc phocéen. Mais entre ambitions tactiques et réalité de l’effectif, l’Italien a dû mettre de l’eau dans son vin. Son système préféré, le 4-2-3-1, a rapidement cédé sa place, après la lourde défaite contre Lens (1-3) en novembre, à une défense à trois dictée par les circonstances. Une solution défensive qui n’était qu’une adaptation provisoire, comme il l’a lui-même confirmé en conférence de presse : « Si on amenait des joueurs qui s’adaptent à un 4-2-3-1, qui est mon système favori, je jouerais ainsi. » (source : conférence de presse OM, relayée par La Provence).
Derrière ce changement en vue, c’est une vraie philosophie qui se dessine. Profondément attaché à un jeu de possession et de mouvements sous forte pression, De Zerbi souhaite remettre en place un 4-2-3-1 moderne, ou un 4-3-3 plus fluide et dynamique. L’enjeu : développer une identité collective cohérente, qui porte mieux son style, à l’image de ce qu’il avait construit à Sassuolo ou Brighton.
Une transformation qui pourrait faire bouger les lignes de la Ligue 1
Face à un Paris Saint-Germain ultra-dominant en Ligue 1 cette saison, Marseille cherche désespérément à retrouver du rythme et de l’identité. Cette volonté de relancer un projet avec un système favori est peut-être le seul moyen pour De Zerbi de poser les bases d’une stabilité à long terme… à condition qu’il reste sur la Canebière. En effet, l’Italien est dans le viseur de l’AC Milan, selon plusieurs médias transalpins. Son avenir est donc aussi conditionné à la vision du board olympien.
Cette reconstruction pourrait également redistribuer les cartes au sein de l’effectif. Le système en 4-2-3-1 ou 4-3-3 mettrait en valeur des profils explosifs comme Jonathan Rowe. Malgré une saison mitigée, l’Anglais pourrait tirer profit d’un rôle d’ailier pur, dans un couloir dynamique, loin du marquage étouffant et des couloirs fermés du système à trois défenseurs. Une vraie opportunité pour plusieurs individualités en quête de confiance.
Pour le Paris Saint-Germain, cette transformation tactique de l’OM n’est pas anecdotique. Un Marseille mieux structuré, avec un fond de jeu affirmé, redeviendrait un concurrent plus crédible en Ligue 1, et surtout un rival plus inspirant dans les Classiques toujours électriques. À l’image du Lens de Franck Haise ou du Lyon de la période Genesio, un OM bien huilé pourrait grimper rapidement si la recette prend.
Un recrutement décisif dans une intersaison charnière
Mais avant de valider ce virage tactique, De Zerbi attend un geste fort de sa direction : un mercato ambitieux. Pour activer sa philosophie, il lui faudra des milieux mobiles et techniques, des ailiers percutants capables de percer des défenses compactes, et surtout un numéro 10 créatif en soutien de l’attaquant. Autant dire que l’OM va devoir frapper fort sur le marché, avec des moyens que les supporters espèrent à la hauteur des ambitions.
Le PSG, de son côté, n’aura pas le luxe de sous-estimer un rival en reconstruction. À l’heure des grands chantiers autour de la succession de Kylian Mbappé et du renouvellement offensif, Luis Enrique et Luis Campos scrutent sûrement, à distance, les mouvements marseillais. Car un OM relancé offre des Classiques plus bouillants, une concurrence motivante et, in fine, un championnat plus attractif.
En attendant de savoir si De Zerbi restera à la tête du projet olympien, une chose est sûre : la saison 2024-2025 pourrait marquer le véritable début de l’ère De Zerbi… ou sa fin prématurée. Rendez-vous cet été pour les premiers indices.