Mise au vert écourtée pour l’OM : De Zerbi chamboulé par les obsèques du Pape

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que l’Olympique de Marseille avait mis en place une mise au vert inédite en Italie sous l’impulsion de Roberto De Zerbi, un événement planétaire imprévu est venu bousculer la stratégie marseillaise : le décès du Pape François.

Un projet ambitieux pour une fin de saison décisive

L’OM se bat pour une qualification européenne cruciale en cette fin de saison 2023-2024. Deuxième de Ligue 1 avec quatre points d’avance sur le cinquième, le club phocéen a décidé de miser sur l’excellence et l’isolement stratégique pour maximiser ses chances : cap sur une mise au vert longue durée en Italie, un choix de Roberto De Zerbi validé par la direction marseillaise.

Logés dans l’ultra luxueux hotel Cavalieri Hilton à Rome et s’entraînant au Riano Athletic Center — une structure sportive de premier plan avec sept terrains, piscines, salle de musculation et mini-stade — les joueurs marseillais ont été plongés dans un cocon taillé pour la performance. Objectif : recentrage mental et affinement tactique loin de la pression du Vélodrome. Le coût ? Près d’un million d’euros, pour une délégation d’une cinquantaine de personnes entre joueurs et staff.

Le décès du Pape François vient bouleverser les plans

Mais cette parenthèse méthodiquement organisée a rapidement été écourtée. Comme indiqué par L’Équipe, les obsèques du Pape François prévues à Rome ont entraîné une réorganisation immédiate. Avec l’afflux attendu de chefs d’État, de délégations diplomatiques et de centaines de milliers de fidèles, les autorités anticipaient un chaos logistique total sur Rome dès vendredi soir. Le trafic aérien et les infrastructures routières risquaient d’être paralysés.

Face à ce scénario, Roberto De Zerbi et la direction — notamment Pablo Longoria et Mehdi Benatia — ont pris la décision stratégique de faire rentrer l’équipe à Marseille avec un jour d’avance sur le planning initial. Une manière de devancer les perturbations et de préparer sereinement la réception de Brest dimanche au Vélodrome.

Un coup d’arrêt temporaire… avant un retour en Italie ?

Si cette interruption aurait pu semer le trouble, De Zerbi a rapidement réagi. La conférence de presse prévue samedi avant le match est maintenue, et le groupe s’entraînera à La Commanderie pour garder le rythme. Selon les informations recueillies, l’OM prévoit même de repartir en Italie dès dimanche soir après le match contre Brest pour poursuivre cette mise au vert stratégique. Un choix qui souligne la volonté du technicien italien de maintenir une dynamique de concentration maximale.

À première vue, cette situation exceptionnelle n’a pas changé l’objectif central du club : assurer la qualification pour la Ligue des Champions sans dispersion mentale. Cette gestion de crise, bien que mineure, permet aussi de mesurer la flexibilité et l’adaptabilité de l’encadrement olympien. Et c’est une leçon dont le PSG, souvent critiqué pour ses préparations pré-Ligue des Champions parfois trop rigides ou dispersées médiatiquement, pourrait bien s’inspirer pour ses échéances européennes.

Quel impact pour le PSG dans la lutte au sommet ?

Si d’apparence, cette information concerne l’OM, elle n’est pas sans conséquences pour le PSG. Dans la lutte pour les premières places en Ligue 1, la préparation de l’OM influence directement la course à l’Europe. Le PSG, bien installé en tête, doit néanmoins observer de près les dynamiques de ses concurrents directs — ne serait-ce que pour anticiper les confrontations ou rotations possibles si l’OM venait à terminer en force.

La mise au vert de De Zerbi est un signal de professionnalisme et de rigueur à l’italienne : une approche qui montre que Marseille prend enfin ses ambitions européennes au sérieux. Une méthode dont Luis Enrique pourrait tirer des enseignements, notamment pour la gestion mentale entre les gros matchs de Ligue des champions et les compétitions domestiques.

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