Au PSG, chaque intersaison est un cocktail d’espoirs et de réflexions stratégiques. Tandis que Luis Campos affine les contours du Paris de demain, un sujet devient de plus en plus pressant : comment alléger un effectif pléthorique ? Carlos Soler, recruté avec ambition en 2022, incarne parfaitement cette nouvelle donne. Un flop assumé ? Peut-être. Mais l’histoire pourrait rebondir de manière inattendue… grâce à Marcelino, ancien coach de l’OM, aujourd’hui sur le banc de Villarreal.
Le naufrage discret de Carlos Soler au PSG
Arrivé en provenance du FC Valence à l’été 2022 contre un chèque de 18 millions d’euros (source : Transfermarkt), Carlos Soler représentait ce profil hybride tant recherché par le PSG : un milieu technique, expérimenté (14 sélections avec l’Espagne, 4 buts), et capable d’évoluer sur plusieurs postes. Pourtant, en deux saisons à Paris, le joueur n’a jamais réellement su se faire une place.
Dans un contexte ultra-concurrentiel au milieu de terrain, entre Marco Verratti (avant son départ), Vitinha, Fabian Ruiz ou encore Warren Zaïre-Emery, Soler a erré sans réel rôle fixe, souvent utilisé comme bouche-trou. En Ligue 1, il n’a inscrit que 2 buts et délivré 1 passe décisive lors de la saison 2022-2023. Prêté cette saison à West Ham (33 apparitions toutes compétitions confondues), l’Espagnol n’a guère éclaboussé la Premier League de son talent (1 but, 1 passe décisive).
Résultat : le PSG ne compte plus sur lui et cherche activement une porte de sortie pour un joueur sous contrat jusqu’en juin 2027. Une situation inconfortable, tant pour le club que pour le joueur.
Marcelino, le sauveur inattendu… et ex-OM
C’est ici que débute un scénario aussi cocasse qu’ironique. Marcelino, ancien entraîneur de l’OM au passage éclair en 2023, est désormais à la tête de Villarreal. Et selon L’Équipe, il a initié des discussions avec Paris pour récupérer Soler. Un retour à la Liga qui paraît cohérent sur bien des points.
D’abord parce que Soler connaît parfaitement le championnat espagnol, où il a brillé avec Valence (36 buts et 31 passes décisives en 226 matches). Ensuite, parce qu’il correspond au profil que Marcelino veut intégrer à son système : un milieu polyvalent, capable de jouer entre les lignes, et d’animer les transitions offensives. Ce serait aussi un retour aux sources salutaire pour le joueur, qui retrouverait un cadre plus familier, moins vertical et plus technique que ses expériences anglaise et française.
Les contours du deal sont encore en négociation. Villarreal envisage un prêt avec option d’achat, mais n’exclut pas un transfert sec si les conditions sont réunies. Le PSG ne serait pas ultra-exigeant financièrement, préférant surtout alléger sa masse salariale et libérer une place dans l’effectif. Brighton a aussi manifesté un intérêt, mais celui-ci reste très timide et n’a pas donné lieu à des discussions formelles.
Un dossier stratégique pour le PSG
Ce possible départ de Soler incarne bien les défis du PSG sur ce mercato estival. Avec une volonté claire de bâtir une équipe plus cohérente, alignée avec les principes de jeu de Luis Enrique, Paris doit aussi savoir se délester de ses erreurs passées. Soler – comme d’autres recrues bancales (Paredes, Draxler, Sarabia…) – symbolise les ratés d’un recrutement aux logiques parfois floues.
Ce transfert, s’il se concrétise, permettrait au club de répondra à ses objectifs multiples : réduire la masse salariale, libérer de la place pour de nouvelles recrues ciblées (notamment au milieu, où des profils plus dynamiques sont attendus), et préserver une certaine image en évitant de « stocker » des joueurs inutilisés.
Reste à voir si les discussions entre le PSG et Villarreal aboutiront rapidement. Pour l’heure, les deux clubs semblent enclins à avancer, et Soler voit l’opportunité d’un renouveau. Pour le PSG, ce serait un début de réponse à la sempiternelle question du « dégraissage » estival. Et pour Marcelino, une manière de prouver que, malgré son bref passage à l’OM, il sait encore flairer les bons coups… même à Paris.