Quand De Zerbi compare Désiré Doué à Lamine Yamal et encense le PSG : une sortie qui secoue l’Italie

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Quelques jours après la démonstration écrasante du PSG en finale de la Ligue des champions (5-0 face à l’Inter Milan), la surprise est venue… d’un rival. Et pas des moindres : Roberto De Zerbi, fraîchement nommé sur le banc de l’OM, a tenu des propos forts dans le podcast italien « Supernova », mêlant admiration tactique et critique du regard superficiel porté par l’Italie sur le club parisien.

Une claque italienne signée De Zerbi

À première vue, voir le coach de Marseille saluer les mérites d’un PSG flamboyant pouvait sembler improbable. Pourtant, dans cet échange sans filtre, De Zerbi n’y est pas allé par quatre chemins : « L’Italie ne connaissait pas Paris. Elle a sous-estimé le PSG et a été présomptueuse. » Des propos forts, qui résonnent tel un aveu d’échec du prisme transalpin face à la montée en puissance du club de la capitale.

Ni l’Inter Milan, ni les observateurs italiens ne semblaient avoir anticipé la démonstration de force orchestrée par Luis Enrique. Le pressing synchronisé, les circuits de passes parfaitement huilés, et la montée en puissance de profils techniques et collectifs semblent avoir échappé à la majorité des analystes en Italie. Voilà ce que souligne De Zerbi, qui offre malgré lui un vibrant hommage à la stratégie développée par Paris.

Désiré Doué et la comparaison choc : « Un talent du niveau de Lamine Yamal »

La déclaration qui fait le plus réagir ? Celle sur Désiré Doué. Lancé par Luis Enrique depuis janvier dernier, le jeune milieu offensif parisien, transféré de Rennes, commence à affoler les compteurs et les défenses. Pour De Zerbi, la comparaison est explosive : « Ils ne connaissaient pas non plus ce Désiré Doué – un talent du niveau de Lamine Yamal, pas aussi décisif aujourd’hui mais avec une classe folle. »

Comparer Doué au phénomène barcelonais de 16 ans, déjà titulaire avec l’Espagne, montre à quel point l’entraîneur italien est impressionné. Sur le plan technique, Doué rayonne par sa percussion, sa vision de jeu et sa faculté à coller au style de jeu voulu par Luis Enrique. Cette reconnaissance peut servir de levier psychologique important pour le joueur, qui voit son profil validé par l’un des plus réputés techniciens d’Europe.

Une méconnaissance qui coûte cher : Dembélé, Vitinha, Joao Neves, Pacho

Outre Doué, De Zerbi dresse la liste des joueurs majeurs du PSG sous-estimés côté italien :

Ousmane Dembélé : longtemps caricaturé pour son irrégularité en Espagne, il a trouvé sous Luis Enrique une régularité et un rôle hybride entre ailier créatif et déstabiliseur axial.
Vitinha : « Peut-être le meilleur milieu de terrain du monde aujourd’hui », selon De Zerbi. Un compliment de poids, tant le Portugais impressionne par sa vision, sa conservation et son volume de jeu.
Joao Neves & Willian Pacho : deux recrues qui pèsent lourd au mercato mais qui, visiblement, ne figuraient même pas sur la carte footballistique de nombreux observateurs italiens.

Ce manque de considération questionne sur la capacité d’analyse des adversaires européens face au PSG nouvelle version. Un PSG qui ne s’articule plus autour d’une ou deux individualités stars, mais autour d’un collectif intelligent aux profils multiples.

Impact sur l’Europe : le PSG, un géant désormais imprévisible

L’analyse de Roberto De Zerbi va bien au-delà des simples louanges. Elle met en lumière une évolution structurante du Paris Saint-Germain : un effectif plus équilibré, des jeunes talents prometteurs, et une vision clairement tactique portée par un Luis Enrique inspiré.

La facilité avec laquelle le PSG a dominé l’Inter (finaliste sortant de C1) démontre que le club parisien est aujourd’hui non seulement armé pour gagner en Europe, mais aussi sous-estimé par ses concurrents. Et cela pourrait bien devenir sa plus grande force.

À une époque où les projecteurs braqués sur Kylian Mbappé s’éteignent progressivement, c’est tout un système collectif, discret mais redoutablement efficace, qui s’impose. Le style parisien se veut fluide, offensif, imprévisible. Et désormais, respecté même par ses plus farouches ennemis.

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