OM : Le cas Rabiot divise entre De Zerbi et la direction marseillaise

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’Olympique de Marseille navigue en eaux troubles alors que la saison 2025-2026 débute à peine. Si la victoire contre le Paris FC a ravivé l’espoir sportif, en coulisse, c’est le dossier Adrien Rabiot qui agite la Commanderie. Arrivé en fanfare il y a un an, le milieu international français est aujourd’hui sur la corde raide. Et malgré l’appel du pied de Roberto De Zerbi, la direction semble camper sur ses positions.

Un été explosif : De la promesse à la rupture

Tout avait pourtant bien commencé pour Rabiot. Son arrivée en provenance de la Juventus en septembre 2024 avait été saluée comme un coup de maître par Pablo Longoria. Expérimenté, technique, et au sommet de sa forme, Rabiot symbolisait l’ambition retrouvée d’un OM prêt à défier le PSG en Ligue 1 et à briller sur la scène européenne.

Mais le 15 août dernier, lors d’un match sous haute tension à Rennes, tout a chuté. Une altercation explosive avec Jonathan Rowe, suivie d’une mise à l’écart disciplinaire, a stoppé net son élan. Si Rowe a depuis rejoint Bologne, l’affaire Rabiot, elle, traîne comme une épine dans le pied du club. En cause : un malaise grandissant entre le joueur, son entourage mené par sa mère Véronique, et la direction marseillaise.

Roberto De Zerbi, l’actuel coach de l’OM, a tenté l’apaisement : « Même s’il a fait une erreur, j’espère qu’il existe les conditions pour réparer les choses », a-t-il confié après la rencontre contre le Paris FC, propos relayés par L’Équipe. Une main tendue difficilement audible du côté de Pablo Longoria et Medhi Benatia, qui ne digèrent pas certains comportements du clan Rabiot après l’incident.

La direction reste inflexible : un retour quasi-impossible ?

Malgré les déclarations d’ouverture du coach italien, la direction de l’OM reste inflexible. Selon L’Équipe, les décideurs olympiens n’ont vu dans les excuses tardives de Rabiot qu’une manœuvre trop timide, trop tardive. De plus, les récentes prises de parole musclées de sa mère-agente Véronique Rabiot ont encore creusé le fossé. Longoria et Benatia, soucieux de la discipline interne, estiment qu’un retour en arrière porterait atteinte à leur autorité, déjà mise à l’épreuve par une saison 2024-2025 chaotique.

Le vestiaire, lui, semble partager une opinion différente. Selon plusieurs sources proches du club, Rabiot reste apprécié par bon nombre de coéquipiers qui espèrent encore un dénouement heureux. Mais pour l’instant, l’état-major marseillais a tranché : Rabiot est sur la liste des transferts. Galatasaray, West Ham, Aston Villa et même l’Inter Milan ont manifesté leur intérêt, sans qu’un accord n’ait encore été trouvé.

Un paradoxe révélateur : alors même que l’international français est sous contrat jusqu’en 2027, l’OM envisagerait une prolongation… avec clause de sortie en 2026. Cela permettrait de maximiser sa valeur sur le marché. Ce flou total augmente l’incertitude à moins de huit jours de la fin du mercato.

Un impact direct sur les ambitions de l’OM en Ligue 1 et en Europe

Ce dossier sensible tombe au pire moment. L’OM, engagé en Ligue 1, Coupe de France et Europa League Conférence pour la saison 2025-2026, a besoin de stabilité. Le club veut jouer les trouble-fêtes face à Paris, Strasbourg ou Monaco et doit bâtir un effectif uni. Avec le retour espéré de la C1 en ligne de mire, chaque tension interne devient un grain de sable potentiellement explosif.

Rabiot, malgré ses controverses, est un élément de poids. Sa qualité technique et son impact physique auraient pu apporter un vrai plus dans l’entrejeu marseillais, notamment face au milieu surpuissant du PSG. Mais en refusant son retour, la direction fait un pari fort : l’ordre plutôt que le talent isolé. Risqué ? Peut-être. Nécessaire ? Sans doute, si l’OM veut reconstruire une identité solide sur et en dehors du terrain.

Le feuilleton Rabiot va-t-il trouver une issue avant la fin du marché des transferts ? Le temps presse. Et à Marseille, comme souvent, tout peut basculer à la dernière minute.

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