Dimanche soir, la Ligue 1 s’enflammera une nouvelle fois pour le choc tant attendu entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain. Mais avant même le coup d’envoi, une décision fait déjà débat : la désignation de Jérôme Brisard comme arbitre du match. Un choix qui ravive de vives polémiques, notamment du côté marseillais, comme parisien.
Jérôme Brisard, un nom qui résonne encore depuis 2020
Le Classique OM – PSG est bien plus qu’un simple match de football. Il cristallise tensions, fierté régionale et rivalité historique. C’est aussi une rencontre où chaque décision arbitrale peut faire basculer l’équilibre fragile entre les deux géants du championnat français. Or, en 2020, Jérôme Brisard était déjà au centre d’un immense tumulte lors de la dernière victoire marseillaise en championnat au Parc des Princes (0-1).
L’arbitre avait alors distribué 12 cartons jaunes et 6 cartons rouges, une soirée électrique conclue par une bagarre générale. Sa prestation avait été si controversée que la Direction Nationale de l’Arbitrage l’avait relégué temporairement en Ligue 2. Ce n’est donc pas sans surprise que son retour sur cette affiche cinq ans plus tard suscite perplexité et mécontentement.
Pour les fans de l’OM, ce choix soulève de véritables inquiétudes : le club phocéen, qui réalise une saison 2025-2026 en dents de scie en Ligue 1 mais flamboyante en Ligue Europa, ne peut se permettre que le facteur arbitral vienne perturber un match déjà crucial pour la course au podium.
Leonardo, précurseur d’une critique persistante
À l’époque, Leonardo, alors directeur sportif du PSG, avait publiquement critiqué la désignation de Brisard, préférant des arbitres d’expérience comme Clément Turpin ou Ruddy Buquet. « On choisit un arbitre de 34 ans qui n’a pas l’expérience pour un match comme ça« , avait-il déclaré (source : conférence de presse PSG, septembre 2020). Ces mots résonnent aujourd’hui avec une étrange actualité.
La Direction nationale de l’arbitrage (DNA) tente pourtant d’apaiser les tensions. Brisard, désormais plus expérimenté et rompu aux joutes européennes, a dirigé plusieurs affiches de Ligue Europa et des rencontres à enjeu. Mais cela suffira-t-il à rassurer les deux camps, dans un climat où chaque sifflet sera analysé à la loupe ?
Du côté de l’OM, l’instabilité persistante au sein de l’effectif et la pression populaire autour de l’entraîneur Roberto De Zerbi ajoutent à l’équation un poids supplémentaire. En cas de décision litigieuse, la bronca du Vélodrome pourrait exploser.
Entre enjeux sportifs et arbitrage, une tension montée d’un cran
Ce Classique s’annonce déterminant pour les deux clubs dans cette saison 2025-2026. Le PSG, leader actuel invaincu, caracole en tête sous les ordres de Luis Enrique, tandis que l’OM lutte pour conserver sa place européenne. Le contexte est donc déjà explosif.
L’arbitrage de Jérôme Brisard risque de cristalliser encore davantage les tensions, notamment si le scénario du match rappelle la fameuse soirée de septembre 2020. Entre les supporters marseillais toujours méfiants envers les institutions du football français, et les Parisiens encore marqués par l’image d’un Brisard débordé, ce Classique ne se jouera pas uniquement sur le terrain.
Reste à espérer que cette fois, l’arbitre saura incarner l’autorité nécessaire sans tomber dans l’excès, tout en laissant vivre un match que les fans veulent spectaculaire et juste. Car au-delà de la rivalité, ce OM – PSG est aussi une vitrine du football français, diffusée en direct sur Ligue 1+ via la plateforme DAZN, et scrutée par des millions de téléspectateurs dans le monde entier.
Et si, finalement, la plus grande prestation de Brisard était celle qui ne se verrait pas ?