OM : Pierre-Emile Hojbjerg sur le départ cet hiver ? La Juventus à l’affût

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que l’Olympique de Marseille entame la seconde moitié de sa saison 2025-2026, un coup de tonnerre menace l’équilibre déjà fragile du vestiaire olympien. Pierre-Emile Hojbjerg, pilier du milieu depuis son arrivée l’été dernier, serait tenté par un départ vers la Juventus Turin dès cet hiver. Une situation qui inquiète autant qu’elle soulève des questions, à quelques mois d’une possible relance européenne de l’OM, toujours en compétitions nationales et continentales.

Un début 2026 contrasté pour l’OM… et une performance rassurante contre le PSG

Après une claque préoccupante contre le FC Nantes (0-2) en Ligue 1 en ouverture de 2026, les hommes de Roberto De Zerbi ont montré un visage bien plus conquérant lors du Trophée des Champions. Opposés au Paris Saint-Germain, grand favori, les Olympiens ont livré ce qui est sans doute leur prestation la plus aboutie de la saison. Un match nul 2-2 arraché dans le temps réglementaire, avant de s’incliner aux tirs au but (4-1).

Ce revers cruel face aux Parisiens, malgré un contenu très encourageant, a renforcé la frustration des supporters marseillais qui espèrent que cette copie ambitieuse marque le début d’une montée en puissance. Pour cela, De Zerbi compte sur ses cadres. Et parmi eux, un certain Pierre-Emile Hojbjerg.

Le malaise de Hojbjerg : une situation explosive

Arrivé lors du mercato estival en provenance de Tottenham, Pierre-Emile Hojbjerg était censé stabiliser le cœur du jeu marseillais. Bagarreur, expérimenté et leader taciturne, le Danois avait tout pour s’imposer comme un rouage essentiel dans le système de Roberto De Zerbi. Et c’est ce qu’il a fait jusqu’ici… du moins sur le terrain.

Selon les révélations de La Gazzetta dello Sport, Hojbjerg serait pourtant de plus en plus enclin à un départ. En cause : un malaise grandissant à Marseille, où il éprouverait des difficultés d’adaptation, renforcé par l’approche stratégique plus offensive du coach italien, parfois éloignée de ses qualités.

La Juventus Turin, à la recherche d’un profil expérimenté pour densifier son entrejeu et préparer la succession d’Adrien Rabiot, multiplie les signes d’intérêt pour l’international danois. Et de leur côté, Hojbjerg et son entourage n’auraient rien contre un nouveau tournant dans sa carrière. Reste que l’OM, par la voix de son président Pablo Longoria, a été très clair à ce sujet. Le 18 décembre dernier, lors d’une conférence de presse, il affirmait : « Il n’y a pas de discussion. Nous avons une position ferme, on ne va se priver d’aucun joueur important dans notre effectif. (…) Je ferme complètement la porte » (via conférence presse OM – source officielle).

Un départ qui fragiliserait l’équilibre de l’équipe… et relancerait les débats

Si le départ de Hojbjerg se confirmait cet hiver, il s’agirait d’un énorme coup dur pour Roberto De Zerbi. L’ancien joueur du Bayern Munich apporte un équilibre capital dans les phases défensives, souvent en couverture des montées de Rongier ou Veretout. Perdre un tel profil en cours de saison forcerait l’OM à revoir sa copie tactique ou à investir massivement sur un remplaçant, chose peu évidente à cette période du mercato.

Et dans la guerre psychologique à distance que se livrent le PSG et l’OM, une perte de taille comme Hojbjerg relancerait la dynamique en faveur du club de la capitale, déjà mieux armé et aux effectifs largement supérieurs. Paris poursuit sa domination en Ligue 1, et toute faiblesse marseillaise alimente ce déséquilibre historique devenu structurant au sommet du football français.

Dans un calendrier chargé — avec la Ligue Europa, la Coupe de France et une lutte pour le podium — l’OM ne peut pas se permettre ce genre de secousse interne. À moins que Longoria ne sorte un nouveau coup de maître sur le marché… mais le temps presse.

Quel avenir pour l’OM d’ici juin ?

À Marseille, rien n’est jamais simple. L’hypothèse d’un départ de Pierre-Emile Hojbjerg cristallise des tensions déjà vives en interne, où les résultats irréguliers accroissent la pression. Garder ses cadres sera essentiel pour espérer bousculer des concurrents mieux rodés, PSG en tête.

Pour l’heure, les feux restent au vert publiquement. Mais en coulisses, si la Juventus sait se montrer persuasive, l’histoire pourrait bien s’écrire autrement. La balle est dans le camp de Longoria… à lui de sortir un nouveau tacle glissé pour préserver le projet De Zerbi.

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