De Zerbi courtisé par Milan : un tremblement de terre évité à Marseille, mais jusqu’à quand ?

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que la course pour les places européennes bat son plein en Ligue 1, l’Olympique de Marseille est confronté à une nouvelle onde de choc venue d’Italie. Selon plusieurs médias transalpins, Roberto De Zerbi, fraîchement installé sur le banc marseillais, suscite l’intérêt prononcé d’un géant de la Serie A : l’AC Milan. Une rumeur pour le moment balayée par le board phocéen, mais qui mérite décryptage.

L’AC Milan, à la recherche d’un renouveau après Conceiçao

Auteur d’une saison décevante, Sergio Conceiçao semble déjà sur la sellette à l’AC Milan. Le dirigeant milanais Paolo Maldini explorerait des solutions pour redonner une identité de jeu séduisante aux Rossoneri. Le nom de Roberto De Zerbi — reconnu pour son approche expansive et verticale du jeu — revient avec insistance.

Le technicien italien, libre depuis son départ de Brighton, a posé ses valises à Marseille en début d’année. Et clairement, son profil plaît à Milan : Italien, jeune, méthodique, capable de valoriser les jeunes talents tout en instaurant une philosophie offensive. En revanche, à l’OM, pas question de parler de départ.

L’OM ferme la porte (pour l’instant)

RMC Sport a été clair : du côté de Marseille, ce bruit de couloir est jugé hors de propos. Sous contrat jusqu’en 2027, De Zerbi est perçu par Pablo Longoria et Medhi Benatia comme un pilier essentiel du nouveau cycle marseillais.

Après une instabilité chronique sur le banc (Villas-Boas, Sampaoli, Tudor, Gattuso en trois ans), le duo Benatia-Longoria veut miser sur la continuité. Et surtout éviter toute distraction à l’aube des dernières journées décisives de championnat. La qualification en Ligue des champions est l’objectif prioritaire, et De Zerbi est censé en être le catalyseur.

Un départ dès l’été 2024 serait vécu comme une nouvelle trahison, alors que l’OM cherche à rattraper Monaco et à repousser la pression de Nice et Lille. L’avenir de l’Italien sera certes réévalué à la fin de la saison, mais aujourd’hui, rien ne laisse présager un divorce prématuré.

Un intérêt qui agite malgré tout… et pourrait profiter au PSG

Si cette rumeur ne concerne pas le Paris Saint-Germain directement, elle n’est pas sans intérêt pour le club de la capitale. En effet, toute instabilité structurelle chez ses poursuivants est synonyme d’avantage compétitif. Un OM affaibli, distrait ou dans l’incertitude ne peut pas rivaliser sur la durée avec un PSG en quête de domination nationale et européenne.

Par ailleurs, la cote de De Zerbi, également évoquée à un moment comme successeur potentiel de Luis Enrique en cas d’échec de ce dernier (hypothèse aujourd’hui écartée, au vu des performances du PSG en Ligue des champions et en Ligue 1), rappelle à quel point le banc de touche devient un enjeu stratégique dans le football moderne.

L’Italie pousse pour ramener l’un de ses fils au pays. Mais De Zerbi n’a jamais caché son envie de marquer son passage à Marseille, avec une déclaration claire à La Provence début avril : « Je veux faire de l’OM un challenger crédible en Ligue des champions. » Une volonté certes affichée… mais susceptible d’évoluer si l’AC Milan se montre vraiment insistant.

Conclusion : stabilité ou tempête annoncée ?

Alors que Marseille joue sa saison sur les prochaines semaines, la direction olympienne a tout intérêt à protéger son entraîneur du tumulte médiatique venu d’Italie. Mais la Serie A gronde. Et si De Zerbi continue à briller, il faudra plus qu’un contrat en béton pour calmer les ardeurs milanaises. Une affaire à suivre de très près… tout comme ses répercussions sur la hiérarchie en Ligue 1, dont le PSG tire déjà les bénéfices indirects.

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