L’Olympique de Marseille traverse une période délicate, et les nerfs commencent à lâcher sur la Canebière. Battus 3-1 par le Stade de Reims, les Phocéens voient la Ligue des champions s’éloigner. Dans le tumulte actuel, deux noms cristallisent les critiques et les débats : Mason Greenwood et Adrien Rabiot. Eric Di Meco, champion d’Europe 1993 avec l’OM, n’a pas mâché ses mots à leur sujet sur RMC.
Greenwood ciblé pour son manque d’engagement
Arrivé en prêt de Manchester United, Mason Greenwood avait enthousiasmé les supporters marseillais en début de saison avec des prestations tranchantes. Mais ces dernières semaines, l’ailier anglais est à la peine. Son rendement a chuté, son influence aussi. Titulaire contre Reims après deux matches passés sur le banc (face à Lens et au PSG), le joueur n’a pas convaincu.
Eric Di Meco n’a pas tardé à réagir dans le Super Moscato Show sur RMC : «Je suis déçu par l’attitude. C’est un garçon capable de disparaître d’un match… voire d’une saison !», a-t-il lancé. Pour l’ancien latéral gauche, Greenwood semble manquer de flamme : «Il était à Getafe, l’OM l’a remis en lumière… et il retombe dans l’oubli. À l’entraînement, apparemment, il est en-dessous de tout. C’est incompréhensible vu le talent qu’il a.»
La critique est d’autant plus acerbe que l’Anglais est censé être un des piliers offensifs de Gennaro Gattuso. Au moment où le collectif doute, Di Meco pointe un manque d’implication : «Tu ne peux pas viser la Ligue des champions avec un joueur qui donne le sentiment de ne pas être concerné.» Et de rappeler que Greenwood ne faisait plus partie des plans de son club formateur, ce qui prouve «qu’aucun grand d’Europe ne lui sautait dessus.»
Adrien Rabiot, la voix de la raison ?
En revanche, la sortie médiatique d’Adrien Rabiot après le match contre Reims a été saluée par Di Meco. Le milieu relayeur, formé au PSG et passé par la Juventus, a ouvertement critiqué le manque d’envie de certains coéquipiers : «On dirait qu’il y en a qui ne veulent pas aller en Ligue des champions», avait-il lâché au micro de Prime Video.
Di Meco a compris et validé cette prise de position, voyant en Rabiot un des rares éléments réellement investis : «Il prend du plaisir cette année, il croit en ce projet… mais il sait aussi que sans C1, il ne restera pas.» Le message est clair : Rabiot ne parle pas par orgueil, mais par frustration légitime. «Il a joué à Paris et à la Juve. Des mecs qui traînent la patte, il n’en a pas vus beaucoup là-bas.», rappelle Di Meco. Pour l’ancien Olympien, seuls deux joueurs mettent réellement tout leur cœur : Leonardo Balerdi et Valentin Rongier. Le reste ? «Des joueurs de passage».
L’impact sur la course à la Ligue des champions
Au-delà des déclarations, les inquiétudes autour du vestiaire sont réelles. Si des joueurs cadres comme Rabiot commencent à hausser le ton publiquement, cela témoigne d’un problème profond de cohésion interne. Alors que Monaco tient la corde pour la troisième place et que Lille, Nice ou encore Rennes poursuivent leur course, l’OM n’a plus le droit à l’erreur.
Mason Greenwood, en manque d’inspiration et d’implication, cristallise les tensions. Rabiot, en retour de flamme à Marseille, se pose en leader moral. L’un ne montre plus, l’autre tente de réveiller. Gattuso, plus que jamais, devra gérer des équilibres fragiles dans un sprint final capital pour la saison phocéenne.
Le PSG, de son côté, observe la situation avec intérêt. En vue du mercato, des joueurs comme Rabiot, désormais plus assumé dans son rôle de leader, pourraient redevenir attractifs. Et si Paris retrouvait son ancien titi au Parc ?