Le mercato estival s’annonce électrique sur la Canebière. Fort de sa qualification pour la prochaine Ligue des champions, l’Olympique de Marseille affiche une ambition décomplexée. Le duo dirigé par Pablo Longoria et Medhi Benatia ne s’interdit aucun rêve, à commencer par celui – presque irréel – de Leroy Sané. Le PSG, en pleine reconstruction post-Mbappé, peut-il être inquiété par cette agressivité marseillaise sur le marché ? On fait le point chez PuissancePARIS.fr.
Un intérêt symbolique mais révélateur
L’information a été lâchée en direct sur le plateau de L’Équipe de Greg, par le journaliste bien informé Loïc Tanzi (source : L’Équipe) : « L’OM s’est renseigné sur Leroy Sané, libre à la fin de saison. Son salaire est énorme, donc il ne viendra pas, mais cela montre à quel point Marseille vise haut. »
En fin de contrat avec le Bayern Munich en juin prochain, l’international allemand incarne un fantasme pour nombre de clubs européens. Son profil — ailier explosif, technique et collectif — est très recherché, mais son salaire pharaonique (estimé à plus de 15 millions d’euros annuels) rend toute opération quasi-impossible pour l’OM.
Cependant, cette tentative montre un changement de cap net : Marseille n’a plus peur de viser les sommets. Et cela, en soit, représente un message fort adressé au reste de la Ligue 1… et au PSG.
Une stratégie mercato ciblée et ambitieuse
Du rêve Sané aux solutions plus réalistes, la cellule de recrutement marseillaise a identifié plusieurs profils en fin de contrat ou en quête de nouveau projet. Parmi eux :
- Jonathan David (LOSC) : buteur prolifique en Ligue 1, il plaît à De Zerbi pour sa disponibilité entre les lignes et son efficacité dans les 16 mètres.
- Thomas Partey (Arsenal) : récupérateur expérimenté, il offrirait du caractère et de la stabilité au milieu, un profil à la Danilo mais dans un système plus fluide.
- Mario Pasalic (Atalanta) : joueur box-to-box, très intelligent dans ses déplacements, il incarne parfaitement le type de milieu moderne recherché par De Zerbi.
- Junior Firpo (Leeds) : un latéral gauche au profil athlétique et endurant. Moins régulier, mais valeur marchande accessible.
- Reinildo (Atlético de Madrid) : gros volume défensif, habitué au haut niveau européen, adaptable.
- Olivier Boscagli (PSV Eindhoven) : gaucher élégant, capable de jouer dans une défense à trois ou sur le côté, excellent relanceur.
Ces cibles — variées mais cohérentes — s’inscrivent dans un plan tactique orienté vers un football de pression, possession et verticalité, comme le prône Roberto De Zerbi. Une philosophie qui dénote en Ligue 1 et qui peut séduire des joueurs en quête de projet technique exigeant.
Le PSG doit-il s’inquiéter ?
Si le PSG reste largement au-dessus en termes de puissance financière et de profondeur d’effectif, il doit rester vigilant. La montée en puissance d’un OM structuré, ambitieux et désormais qualifié en Ligue des champions pourrait redistribuer partiellement les cartes sur le plan national.
Nasser Al-Khelaïfi et Luis Campos savent combien la saison prochaine sera charnière. Le départ de Kylian Mbappé marque la fin d’un cycle et Paris devra reconstruire autour d’un projet plus collectif. Pendant ce temps, Marseille joue à fond la carte de l’attractivité sportive en misant sur la cote montante d’un entraîneur comme De Zerbi, dont le style de jeu pourrait devenir une signature forte du championnat.
Le duel promet, sur le terrain comme en coulisses du mercato. Reste maintenant à voir quelles intentions marseillaises se traduiront en actes concrets. Car si rêver Leroy Sané est une chose, bâtir une équipe cohérente et compétitive en est une autre.