Dario Benedetto retrouve ses racines : destination mythique pour l’ex-Marseillais

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’histoire du football est souvent pleine de rebondissements, et celle de Dario Benedetto en est un parfait exemple. À 35 ans, l’ancien attaquant de l’Olympique de Marseille s’offre une dernière danse en signant avec un club légendaire du football argentin : les Newell’s Old Boys. Une décision qui évoque les racines profondes du joueur et qui résonne avec deux noms mythiques du ballon rond – Diego Maradona et Lionel Messi.

Un passage marseillais en demi-teinte

Arrivé à Marseille en 2019 contre environ 14 millions d’euros selon L’Équipe, Dario Benedetto était censé incarner la pointe de l’attaque olympienne. Sa première saison sous les couleurs phocéennes a laissé entrevoir une association prometteuse : 11 buts inscrits en 26 matchs de Ligue 1, avant l’arrêt des compétitions dû à la pandémie de Covid-19. Beaucoup voyaient en lui l’avant-centre que l’OM cherchait depuis trop longtemps.

Mais la réalité du très haut niveau européen a rapidement rattrapé « Pipa ». Moins tranchant, moins efficace, Benedetto a vu son rendement s’effondrer dès la saison suivante : seulement 5 buts en 32 rencontres. Une inefficacité criante, qui l’a progressivement écarté des plans de l’entraîneur de l’époque, André Villas-Boas, puis de Jorge Sampaoli.

Confronté à une concurrence accrue et à une pression constante de la part des supporters, l’Argentin a été prêté puis transféré. Retour à Boca Juniors, puis passages manqués au Mexique avec Club Tijuana et au Paraguay avec Libertad… L’attaquant semblait alors en perte de repères.

Un retour émouvant aux sources du football argentin

Mais à 35 ans, Benedetto n’a pas dit son dernier mot. Le 12 juin 2025, les Newell’s Old Boys ont officialisé, via leurs réseaux sociaux, la signature du buteur argentin : « ¡Bienvenido, Pipa! », pouvait-on lire sur le compte X (ex-Twitter) du club (@Newells). Un accueil chaleureux dans un club historiquement chargé en symboles, ayant vu passer Maradona en 1993 et formé Messi dans sa jeunesse.

Newell’s évolue aujourd’hui en Primera División argentine, où il peine à jouer les premiers rôles. Le club est classé actuellement en milieu de tableau, et l’arrivée de Benedetto vise à injecter un brin d’expérience et de grinta dans un effectif jeune.

Le choix de Benedetto de signer à Rosario est moins anodin qu’il n’y paraît. Originaire de la banlieue de Buenos Aires, il retrouve un championnat qu’il connaît bien, auprès d’un public passionné, dans l’un des stades les plus vibrants du pays. Une atmosphère qui pourrait réveiller le « Pipa » des grands soirs.

Quel impact pour le PSG ?

À première vue, le départ de Benedetto à Newell’s peut sembler anecdotique pour le Paris Saint-Germain. Mais dans un championnat où le PSG reste attentif aux talents d’Amérique du Sud – comme en témoignent les recrutements de Lucas Beraldo ou auparavant Neymar et Di María – l’Argentine demeure un vivier stratégique. Si Benedetto réussit son retour, cela pourrait raviver l’intérêt européen pour certains profils sous-estimés, en redonnant un coup de projecteur à la Primera División.

Côté Marseille, ce transfert n’est qu’un nouveau chapitre dans la longue série des avant-centres venus et repartis. De quoi conforter l’idée que la stabilité à ce poste reste un défi pour le rival historique du PSG.

En attendant, Benedetto redevient un acteur du football argentin là où tout a véritablement commencé : au cœur de Rosario, chez les Newell’s. Une fin de carrière en forme de boucle bouclée, et peut-être une dernière opportunité de marquer les esprits… à domicile cette fois-ci.

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