À peine lancé dans son mercato estival, l’Olympique de Marseille s’anime déjà côté départs comme arrivées. Après la vente de Luis Henrique à l’Inter Milan pour 23 millions d’euros, un autre mouvement de taille se dessine en coulisses. Cette fois, c’est Jonathan Rowe qui pourrait rapidement faire ses valises. Ciblé par Newcastle, l’ailier anglais offrirait une nouvelle plus-value aux dirigeants olympiens, bien que son départ crée la surprise tant son potentiel était encore en pleine éclosion.
Jonathan Rowe, un profil explosif aux performances sous-estimées
Transféré définitivement à Marseille pour 14,5 millions d’euros en provenance de Norwich City, Jonathan Rowe n’a pourtant pas véritablement eu le temps de s’épanouir pleinement au Vélodrome. Avec seulement 846 minutes jouées en Ligue 1 cette saison, il s’est illustré dans un rôle de remplaçant percutant, totalisant 3 buts et 4 passes décisives. Un bilan très correct compte tenu de son faible temps de jeu.
Âgé de seulement 22 ans, Rowe fait également parler de lui avec les U21 de l’Angleterre, où ses prestations remarquées n’ont pas échappé aux recruteurs. Selon TBR Football, Newcastle se positionne sérieusement sur le dossier de l’Anglais et serait prêt à débourser environ 23,5 millions d’euros — ce qui représenterait une opération très rentable pour l’OM seulement quelques mois après avoir levé son option d’achat.
Cette manœuvre interroge néanmoins sur la politique sportive marseillaise, tant Rowe semblait capable d’apporter une plus-value technique sur le flanc droit dans le projet de jeu de De Zerbi, adepte d’un football offensif et vertical. Le profil de Rowe, vif, percutant, idéal pour des transitions rapides, collait en théorie bien au modèle de jeu proposé par l’entraîneur italien.
Des ambitions européennes qui dictent le marché marseillais
Derrière cette vente potentielle se cache une logique financière et stratégique bien connue : gagner en flexibilité budgétaire pour accentuer les investissements clés. La saison prochaine, l’OM disputera la Ligue des Champions, une compétition qui exige un effectif à la fois dense et expérimenté. Rowe, malgré son talent, reste un joueur en formation, pas encore aguerri au très haut niveau européen.
La vente du jeune ailier permettrait à Pablo Longoria et à son staff de réinvestir immédiatement sur des profils plus habitués aux exigences du football continental. Des noms circulent déjà en interne pour combler ce potentiel départ, notamment des profils plus physiques ou polyvalents, capables de jouer plusieurs rôles dans le système tactique variable de De Zerbi.
En outre, cette décision pourrait aussi s’expliquer par un constat simple : malgré ses qualités, Jonathan Rowe n’a jamais réussi à s’imposer comme titulaire cette saison, ce qui relativise son impact immédiat sur l’effectif. Vendre haut au bon moment — surtout dans un marché hyper compétitif — reste un réflexe que de nombreux clubs français cherchent à développer, à l’image du modèle Lillois ou Rennais.
Un coup dur pour le PSG ?
Dans une optique parisienne, ce départ pourrait, paradoxalement, être une bonne nouvelle. L’OM perdrait un élément créatif prometteur, et pourrait mettre du temps à lui trouver un équivalent avec le même potentiel de percussion. Pour un PSG qui regarde toujours de près l’évolution de ses rivaux nationaux, l’éventuel départ de Rowe à Newcastle est une donnée non négligeable.
Si Paris a largement dominé la Ligue 1 cette saison, l’un des défis à relever reste la capacité à gérer un championnat de plus en plus homogène dans le haut de tableau. Voir un concurrent direct comme Marseille se séparer d’un jeune talent pour une plus-value rapide est perçu comme une stratégie risquée — surtout si les recrues suivantes peinent à s’intégrer.
À suivre donc de très près dans les prochaines semaines, car si la transaction se confirme, elle pourrait dessiner à la fois les ambitions réelles de l’OM en Europe et donner une indication précieuse sur la solidité de leur projet à long terme.