La Ligue des champions version 2025-2026 débute sur les chapeaux de roue et elle a décidé de ne pas faire de cadeau aux clubs tricolores. Dévoilé à Monaco, le tirage au sort de la nouvelle phase de poules n’a clairement pas été favorable au PSG… ni à son grand rival, l’Olympique de Marseille. D’après les données d’Opta, références en matière de statistiques sportives, les deux géants français héritent respectivement du 2e et du 4e tirage le plus difficile parmi les 36 clubs engagés. Une information qui replonge les supporters marseillais et parisiens dans une attente anxieuse, alors que la route vers les huitièmes s’annonce semée d’embûches.
Un nouveau format piégeux que l’OM va devoir apprivoiser
L’édition 2025-2026 marque une révolution dans la structure de la Ligue des champions. Fini les groupes classiques, place à une « phase de ligue » où chaque club dispute huit rencontres contre huit adversaires différents. Ce changement d’organisation complexifie considérablement la tâche, notamment pour une équipe comme l’OM, qui retrouve l’élite européenne avec de l’ambition mais aussi de grosses incertitudes à lever.
Selon le Power Ranking d’Opta — basé sur l’évaluation de plus de 13 000 équipes à travers le monde — le club phocéen tombe sur un calendrier calculé comme étant le 4e plus difficile de l’ensemble des participants. Et le programme est sans pitié : Liverpool, Real Madrid, Inter Milan… Des chocs à répétition qui laissent peu de place aux faux pas. Même si l’effectif a été renforcé cet été, notamment en attaque, le coach Roberto De Zerbi va devoir rapidement imposer une dynamique collective et mentale pour garder l’espoir de qualification.
La tâche s’annonce d’autant plus ardue que l’OM n’a pas l’habitude de briller dans les grandes soirées européennes récentes. En Ligue des champions, Marseille affiche un bilan morose ces dernières saisons, à l’opposé de la rivalité qu’il a longtemps entretenue avec un PSG plus performant sur la scène continentale.
Le PSG aussi dans le dur : tirage corsé malgré son statut
Si l’OM doit batailler, le PSG ne s’en sort pas mieux, bien au contraire. Opta place le Paris Saint-Germain au deuxième rang des clubs les plus malchanceux sur ce tirage 2025-2026. Avec au menu des cadors tels que le Bayern Munich ou le FC Barcelone, les hommes de Luis Enrique devront mouiller le maillot dès le premier match s’ils veulent défendre dignement leur titre remporté l’an passé.
La rivalité PSG-OM prend ici une saveur particulière : si Paris aborde cette phase avec l’étiquette de favori malgré son calendrier infernal, Marseille part en challenger, mais avec la fierté de se frotter au gratin européen. Pour les supporters des deux camps, c’est un nouveau terrain de comparaison, une Ligue des champions où les contextes sont différents, mais les ambitions restent hautes.
Notons également un déséquilibre criant entre les tirages anglais et français. Alors que des clubs comme Arsenal, Tottenham ou Liverpool ont hérité d’adversaires bien plus abordables — voire anonymes comme le Kairat Almati, 474e au classement mondial — les Français doivent enchaîner les gros bras. Une tendance qui alimente un discours bien connu sur le manque de considération (ou de réussite ?) des clubs hexagonaux sur la scène européenne.
Quelles perspectives pour l’OM face à ce défi ?
Ce tirage difficile représente aussi une formidable opportunité pour l’OM. Dans une saison 2025-2026 où Marseille veut exister à tous les niveaux – Ligue 1, Europe, et rivalité nationale avec le PSG – passer ce test grandeur nature pourrait servir de tremplin. Comme l’expliquait récemment Pablo Longoria, président olympien, la priorité reste « la régularité au plus haut niveau ». Et cela passe notamment par des performances européennes crédibles.
Avec une profondeur de banc mieux construite cette saison, l’intégration maîtrisée de nouvelles recrues et un coach aux idées claires, Marseille a des atouts. Mais la constance face à des adversaires du calibre du Real ou de Liverpool décidera de son destin européen. À quelques jours du coup d’envoi, l’heure est déjà à la remobilisation totale du groupe.
Impossible enfin de ne pas faire le parallèle avec le PSG. Champion en titre, le club de la capitale a parfois brillé dans les tempêtes, comme en 2024-2025, où il a déjoué tous les pronostics. Marseille parviendra-t-il à suivre cette voie ? Réponse dans une campagne européenne aux allures de marathon… et de montagnes russes.