Alors que l’Olympique de Marseille semblait prêt à tout pour recruter Joel Ordóñez, l’entrée en lice d’un poids lourd européen pourrait définitivement rebattre les cartes. Le défenseur équatorien de 21 ans, révélation de la Jupiler Pro League avec le Club de Bruges, attire désormais les regards de l’Inter Milan. Une réelle menace pour les ambitions marseillaises, d’autant plus que le PSG, rival historique, continue d’imposer sa domination sur le marché et sur le terrain.
Joel Ordóñez, un profil ciblé mais inaccessible
Cet été, la défense était l’un des chantiers prioritaires de l’OM version Roberto De Zerbi. Malgré les arrivées de joueurs confirmés comme Nayef Aguerd et Benjamin Pavard, officialisées sur le fil du mercato (source : OM.fr, communiqué du 2 septembre 2025), le technicien italien avait un œil attentif sur le prometteur Joel Ordóñez. Le jeune défenseur central, puissant et habile à la relance, coche toutes les cases du profil recherché pour compléter une charnière dans un système à trois ou quatre défenseurs.
Mais malgré l’intérêt appuyé du club phocéen, Bruges n’a jamais véritablement ouvert la porte à une vente. Sous contrat jusqu’en 2028, Ordóñez est valorisé à 28 millions d’euros selon Transfermarkt. Un prix jugé trop élevé par la direction marseillaise, même dans un contexte de qualification en Ligue des Champions 2025-2026, qui a pourtant revu les ambitions à la hausse.
Et la situation s’est clairement compliquée : le journaliste italien Fabrizio Romano a annoncé le 11 septembre 2025 sur X que l’Inter Milan a inscrit Ordóñez sur sa shortlist pour renforcer son arrière-garde en 2026, suite au départ… de Benjamin Pavard. Une ironie du sort qui met la lumière sur ce jeu de chaises musicales entre grands d’Europe.
OM vs Inter : un duel perdu d’avance ?
L’Inter Milan n’est pas un concurrent anodin. Triple champion d’Italie en titre, finaliste de la Ligue des Champions 2024, le club lombard séduit par son standing, ses salaires, et sa régularité au plus haut niveau continental. Face à un tel mastodonte, même avec l’aura retrouvée d’un OM dauphin du PSG l’an dernier, il semble difficile de lutter.
D’autant plus que la stratégie phocéenne est désormais axée sur l’efficacité immédiate. Avec un effectif renforcé et calibré pour la Champions League, De Zerbi ne peut pas compter sur un potentiel pari à moyen terme comme Ordóñez. L’OM a donc misé sur des profils expérimentés et disponibles, à l’instar d’Aguerd et Pavard, pour solidifier sa base défensive.
Mais ce refus d’Ordóñez pose aussi la question des ambitions à long terme. L’OM, malgré sa belle place nationale, affiche encore une marge de progression par rapport au PSG, qui, lui, continue d’attirer des pépites comme Leny Yoro ou Morato. Ce transfert avorté rappelle que malgré les progrès, Marseille reste encore en retrait sur le marché d’élite.
Et maintenant ? Les options qui restent pour l’OM
À court terme, pas de regrets apparents : Aguerd et Pavard ont apporté la stabilité bienvenue à la charnière centrale dès les premières journées de Ligue 1 Uber Eats. Mais l’OM ne doit pas perdre de vue l’objectif de renouvellement de son effectif. Dans ce sens, les cellules de recrutement doivent désormais repérer des profils jeunes, accessibles, et compatibles avec la philosophie de jeu de De Zerbi.
De son côté, Joel Ordóñez devra confirmer ses qualités avec Bruges, notamment en Ligue des Champions – où il affrontera Monaco lors de la première journée – pour espérer intéresser également d’autres géants européens au-delà de l’Inter.
En attendant un possible nouvel épisode d’ici le mercato d’hiver, une chose est sûre : cette piste, qui faisait rêver les supporters de l’OM, s’éloigne désormais sérieusement. Et c’est un nouveau rappel que, même avec des ambitions retrouvées, l’OM doit encore franchir plusieurs paliers pour rivaliser avec l’élite du Vieux Continent… à commencer par son éternel rival parisien.