L’Olympique de Marseille est au pied du mur dans cette entame de saison 2025-2026. Avec deux défaites en trois journées de Ligue 1, la réception de Lorient à l’Orange Vélodrome s’annonce déjà décisive. En conférence de presse, l’entraîneur Roberto De Zerbi a livré une sortie marquante, notamment en s’exprimant sans détour sur Leonardo Balerdi, cible des critiques après ses prestations en demi-teinte. Entre confiance affichée, vision stratégique et nécessité de relancer la machine marseillaise, l’Italien a dressé un cap clair pour son groupe.
Leonardo Balerdi, capitaine sous pression mais soutenu
Leonardo Balerdi, désigné capitaine cette saison par De Zerbi, traverse un début d’exercice compliqué. Coupable sur plusieurs buts encaissés, le défenseur argentin est pointé du doigt par certains supporters et observateurs. Pourtant, l’entraîneur italien ne transige pas : « Balerdi a eu un début de saison difficile mais ça reste le capitaine indiscutable, un joueur très important », a-t-il déclaré ce jeudi lors de sa conférence de presse, relayé par La Provence.
Cet appui public n’est pas anodin. À un poste aussi stratégique que celui de patron de la défense, la stabilité mentale est cruciale. De Zerbi envoie un message fort : son projet repose sur l’homme, pas uniquement sur les performances. Une approche différente de celle souvent adoptée au PSG, où les rotations constantes au cœur de la défense ont parfois fragilisé l’assise collective du club parisien. En défendant son joueur, De Zerbi protège son vestiaire. Mais il rappelle aussi que personne n’est intouchable : « Il jouera ou sera sur le banc quand il le méritera ». Le mérite, avant tout.
Un groupe renforcé, prêt à enclencher la dynamique
Au-delà du cas Balerdi, De Zerbi s’est montré optimiste pour le match contre Lorient. Bonne nouvelle pour les supporters marseillais : le technicien dispose d’un groupe au complet. Les retours de Paixão, Aubameyang, Weah, Balerdi ou encore Medina offrent une profondeur bienvenue dans un calendrier qui s’annonce chargé, entre championnat, Ligue Europa, et Coupe de France. Si la greffe n’a pas encore pris à 100 %, c’est en grande partie à cause du Mercato agité : douze recrues, dont six arrivées dans les jours précédents. Construire une équipe cohérente prendra du temps.
« Quand on prend autant de nouveaux joueurs, il faut recommencer », résume De Zerbi. Mais le projet est limpide : mise sur les profils forts, mobile collectif et jeu positionnel exigeant, dans une volonté de rivaliser aussi bien sur la scène nationale qu’européenne. Une ambition claire qui contraste avec celle du PSG, désormais focalisé presque exclusivement sur la Ligue des Champions, parfois au détriment du développement collectif en Ligue 1.
Gouiri, Rulli, De Lange : les choix forts de De Zerbi
Roberto De Zerbi n’a pas hésité à évoquer plusieurs cas importants : Amine Gouiri, en difficulté après une préparation physique délicate, reste selon lui un joueur essentiel dans le projet de jeu. Et au poste de gardien ? Surprise possible : « De Lange pourrait jouer demain contre Lorient », a-t-il glissé. Une décision qui, si elle se concrétise, illustrerait la volonté de l’Italien de stimuler l’ensemble du groupe et d’éviter toute forme d’automatisme dans les choix. La gestion dynamique des hommes, à la fois exigeante et compréhensive, rappelle celle qu’il avait déjà mise en place à Brighton ou Sassuolo.
Un virage à enclencher dès maintenant
La réception de Lorient n’est pas anodine. Après une défaite frustrante contre Lyon et une atmosphère pesante autour des premières semaines, l’OM n’a plus le droit à l’erreur dans ce début de saison 2025-2026. Son objectif est clair : se qualifier à nouveau pour la Ligue des Champions. Loin derrière un PSG installé avec autorité ces dernières saisons, Marseille doit retrouver sa constance et sa solidité.
Et si les tensions critiquent déjà certains visages, à l’image de Balerdi, le message de De Zerbi est limpide : solidarité dans la difficulté, exigence dans l’effort. À l’image de la rivalité avec Paris, où chaque faux pas marseillais devient un sujet de moquerie, l’OM doit répondre par les résultats. Et ce, dès demain soir, pour éviter un début de crise qui ferait mauvais genre en terre phocéenne.