Il a suffi de quelques mots — et d’un ton catégorique — pour que Véronique Rabiot relance le débat du transfert d’Adrien loin du Vieux-Port. Arrivé ce jeudi matin à Milan, l’ancien milieu marseillais débute une nouvelle ère en Serie A. Mais c’est bien sa mère et agente, fidèle à sa réputation, qui a volé la vedette à l’aéroport lombard. Retour sur un départ emblématique, une déclaration lunaire, et une perte d’envergure pour l’Olympique de Marseille.
La fin d’une idylle OM-Rabiot : une perte difficile à digérer
Le message d’adieu publié sur les réseaux sociaux par Adrien Rabiot a ému plus d’un fan marseillais. L’ex-international parisien converti en pilier incontournable de l’OM avait su conquérir le cœur des supporters grâce à son professionnalisme et ses performances solides tout au long de la saison 2024-2025.
Son passage à l’OM a marqué un tournant dans sa carrière. Placé au cœur du système de Roberto De Zerbi, il incarnait tout ce que le technicien italien aime : intelligence tactique, travail sans ballon, volume de jeu. Dans cette équipe engagée sur plusieurs fronts (Ligue 1, Ligue Europa et Coupe de France), il s’était imposé comme un leader technique et émotionnel.
Mais derrière les sourires affichés devant les caméras, les tensions couvaient. D’après des sources proches du club, les relations entre le clan Rabiot et la direction sportive dirigée par Pablo Longoria se seraient détériorées dès le retour de blessure du joueur en mars dernier. Et si l’entraîneur souhaitait le conserver, les exigences contractuelles — et l’attitude tranchante de sa mère agente — ont accéléré une séparation que personne ne désirait vraiment.
La déclaration lunaire de Véronique Rabiot : trop, c’est trop ?
Jeudi matin à l’aéroport de Milan, Véronique Rabiot, sollicitée par un journaliste local, n’a pas tardé à rappeler pourquoi son nom résonne (parfois négativement) dans les plus hautes sphères du football européen. À la question — posée en anglais — de savoir si Milan avait toujours été le premier choix de son fils, elle répond initialement : « Qu’est-ce qu’il veut que je lui dise ? », avant d’affirmer avec fermeté : « Bien sûr, bien sûr que c’était le premier choix. »
Un message qui laisse songeur quand on connaît les efforts de l’OM pour le prolonger. D’autant plus que les rumeurs sur un retour au PSG, évoqué brièvement par nos confrères de FootMercato en juillet, avaient réveillé la rivalité historique. Au final, le choix de Milan semble surtout dicté par l’évitement d’un retour jugé trop risqué à Paris… et une incompréhension persistante avec les décideurs de Marseille.
Véronique Rabiot n’en est pas à son premier coup d’éclat médiatique. Déjà en janvier dernier, selon L’Équipe, elle aurait fait pression auprès de Longoria pour être impliquée dans les décisions sportives majeures concernant son fils. Une ingérence mal perçue par les têtes dirigeantes de Marseille.
Le futur de l’OM sans son métronome : adaptation ou instabilité ?
Le départ d’Adrien Rabiot laisse un vide immense dans l’entrejeu olympien. Capable d’évoluer en sentinelle comme en box-to-box, le milieu de 30 ans était la clef de voûte du système De Zerbi. Marseille, engagé sur plusieurs tableaux en 2025-2026, devra rapidement identifier une alternative crédible.
Pour combler cette perte, les noms de Kephren Thuram (Nice) et de Florentino Luís (Benfica) circulent déjà en interne, selon RMC Sport. Mais aucun ne possède, à ce jour, l’impact émotionnel et l’expérience d’un Rabiot. Et face au Paris Saint-Germain, renforcé cet été et en position dominante dans ce début de saison, l’absence d’un tel moteur pourrait peser lourd dans la balance lors du Classique attendu à la 12e journée.
Derrière cette anecdote médiatique se cache en réalité un sacré tournant pour l’OM. Car au-delà du départ d’un joueur, c’est toute une dynamique collective que le club doit repenser. Un nouvel équilibre est à construire… sans les éclats de Véronique.