OM : Longoria s’explique cash sur le cas Rabiot, le mercato et fusille Di Meco

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Le président de l’Olympique de Marseille, Pablo Longoria, a enfin brisé le silence dans les colonnes de La Provence, à l’aube d’une saison 2025-2026 décisive. Le mercato agité, le dossier sensible Adrien Rabiot, les ambitions européennes face à des géants comme le Real Madrid, ou encore les critiques appuyées de l’ancien joueur Éric Di Meco : tout y passe. Décryptage des propos sans filtre d’un président décidé à remettre les pendules à l’heure.

Le cas Rabiot : une affaire close selon Longoria, mais lourde de conséquences

Le feuilleton Adrien Rabiot a secoué l’été olympien. Annoncé comme la recrue star du mercato estival, son départ prématuré a créé la stupeur, tant chez les supporters que dans les médias. « Rabiot ? C’est bien de refermer cette affaire et d’aller de l’avant », confie Longoria à La Provence, préférant tourner la page plutôt que remuer un dossier épineux. Pourtant, derrière la diplomatie, la déclaration du président trahit une frustration : « Le départ de Rabiot n’était pas prévu. Il faut s’adapter, ça demande de l’énergie. »

En filigrane se dessine un manque d’anticipation stratégique qui pourra peser sur le groupe cette saison, surtout avec un calendrier chargé en Ligue 1 et en Ligue des Champions. Une situation qui contraste avec la stabilité affichée du côté du PSG, où Luis Enrique peut s’appuyer sur un mercato cohérent et une ossature fiable.

Organisation interne et critiques : Di Meco recadré en pleine tempête

Pablo Longoria n’a pas esquivé les piques d’Éric Di Meco, très critique envers la direction phocéenne. L’ancien défenseur, aujourd’hui consultant, avait insinué des irrégularités de gestion au sein du club. La réponse de Longoria est cinglante : « Insinuer qu’il y a des délits, je trouve ça grave et je ne le tolère pas. »

Cette sortie médiatique du président illustre une volonté affirmée de protéger la structure du club et de ne tolérer aucun débordement externe ou interne. Il rappelle d’ailleurs un principe fondamental pour l’avenir immédiat de l’OM : « Chacun ses responsabilités ! Les joueurs doivent faire les joueurs, l’entraîneur doit faire l’entraîneur. » En clair, la rigueur sera le mot d’ordre d’un OM qui aspire à chasser les fluctuations structurelles ayant miné les années précédentes.

Ligue des Champions : entre ambition mesurée et choc contre le Real

La qualification pour la Ligue des Champions 2025-2026 représente une avancée majeure pour l’OM, qui retrouve les sommets européens après une absence frustrante. Mais Longoria temporise : « Je ne veux pas donner d’objectif trop précis. L’objectif fondamental, c’est une deuxième qualification consécutive. »

Un discours de prudence stratégique, mais sans renoncer à l’ambition. Le premier défi européen sera de taille : un déplacement au Santiago Bernabeu pour affronter le Real Madrid. « C’est pour jouer ce type de matches que tu veux disputer cette compétition », rêve le dirigeant marseillais. Une confrontation qui fera inévitablement parler, d’autant que le PSG, demi-finaliste en 2025, guettera la performance de son rival historique sur la scène européenne.

Mais l’OM devra aussi gérer une donnée moins glorieuse : les projections d’Opta, qui classent le club entre la 29e et la 31e place de la compétition. Longoria préfère relativiser, tout en restant lucide face à la compétitivité accrue du tournoi.

Une saison charnière sous surveillance

Malgré un été marqué par la controverse, l’OM aborde la saison 2025-2026 avec une ossature solide et un président combatif. Pablo Longoria envoie un signal clair : le club évolue vers une structure rationalisée, où chaque acteur connaît sa mission. En trame de fond, la comparaison avec le mastodonte PSG reste omniprésente : là où Paris vise la gagne en C1, Marseille cherche encore sa régularité.

Entre gestion de crise, défis tactiques pour Roberto De Zerbi et enjeux symboliques (comme le duel face au Real ou les confrontations face aux Parisiens), l’OM joue gros. Pas seulement sur le terrain, mais dans sa capacité à restaurer une dynamique gagnante durable.

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