À la veille de son retour tant attendu en Ligue des champions, l’Olympique de Marseille affronte rien de moins que le Real Madrid. Dans une conférence de presse empreinte de lucidité mais aussi d’ambition, Roberto De Zerbi a évoqué la rencontre à venir, le soutien massif des supporters marseillais, et s’est livré à un rare aveu sur un dossier brûlant du dernier mercato : Dani Ceballos. Une sortie médiatique qui en dit long sur les ambitions mais aussi les réalités du projet marseillais version 2025-2026.
De Zerbi assume le dossier Ceballos : une cible avortée mais pas un échec
Interrogé sur l’échec du transfert de Dani Ceballos, milieu espagnol du Real Madrid, Roberto De Zerbi n’a pas cherché à éluder : “C’est un grand joueur, une grande personne. Malheureusement il n’a pas voulu venir chez nous.” (source : RMC Sport). Un aveu sans détour, dans un contexte de renforcement estival ambitieux pour l’OM. De Zerbi affirme néanmoins être satisfait de son effectif : “On a acheté des excellents joueurs.”
Ce refus de Ceballos illustre cependant les limites de l’attractivité actuelle de l’OM face à des mastodontes comme le Real Madrid… ou le PSG. Alors que les Parisiens continuent d’attirer des pépites internationales tel que João Neves ou encore Hoijlund cet été, Marseille bute encore sur certains profils d’élite. Et cet épisode Ceballos vient cruellement rappeler cette différence de standing européen.
Mais De Zerbi reste fidèle à sa vision : construire un projet collectif, basé sur l’intensité, la technique et l’expérience. Ce refus de Ceballos n’apparaît donc pas comme un coup d’arrêt, mais plutôt comme une leçon sur les limites du mercato marseillais face aux géants européens.
Une OM européenne mais lucide : pas là pour faire de la figuration
Pour leur premier match de Ligue des Champions depuis trois ans, les Phocéens entrent dans le vif du sujet à Bernabéu. Loin d’être impressionné, De Zerbi assume la grandeur du défi : “Demain ce n’est pas une fête, c’est le début de quelque chose de difficile.” Une déclaration forte qui contraste avec les années où l’OM semblait se contenter de participer.
Le technicien italien insiste sur l’idée d’un OM compétitif : “On a une grande qualité dans l’effectif. Nos joueurs offensifs peuvent marquer des buts, ils sont intenses.” Et il ne manque pas de souligner l’expérience européenne de ses cadres comme Pavard, Greenwood ou encore Kondogbia. Un détail crucial dans ces soirées de Ligue des Champions, parfois impitoyables contre les novices.
Avec un style de jeu affirmé, dans la lignée du « De Zerbi Ball » vu à Brighton puis en Ligue 1, l’OM cherche à imposer son empreinte. Le coach assume une flexibilité dans le jeu, mais souhaite maintenir son identité : “Le style, on peut le modifier, mais même contre le Real, on veut l’imposer.”
OM – Real : un choc de styles, un test de maturité
En face, c’est un Real Madrid remodelé par Xabi Alonso qui se dresse. De Zerbi ne tarit pas d’éloges sur son homologue : “Il a les idées claires, il va réussir.” Le respect est mutuel, mais la bataille tactique promet d’être ardue. Xabi Alonso, adepte d’un football de structure et de possession, impose déjà une patte claire sur Los Blancos.
Pour Marseille, ce duel est plus qu’un match de prestige : c’est un test de crédibilité. Une bonne prestation – voire un exploit – à Madrid serait un signal fort envoyé aux concurrents européens… mais aussi au PSG, toujours en quête de suprématie continentale. Dans une saison où les deux clubs historiques s’affronteront aussi pour le titre en Ligue 1, aligner un résultat en Coupe d’Europe serait décisif dans la guerre d’influence sur la scène nationale.
Un soutien massif et une responsabilité assumée
Avec 4000 supporters marseillais attendus au Bernabéu, l’OM pourra compter sur sa ferveur populaire. “C’est grâce à eux qu’on en est là”, confie De Zerbi. Le message est clair : Marseille veut renouer avec sa grandeur européenne, et cette saison 2025-2026 s’annonce charnière. Le club ne manque ni d’intentions ni de talents. Reste à transformer les ambitions en actes – dès ce soir, face aux rois d’Europe.