Ligue des Champions : l’OM fait trembler le Real Madrid, De Zerbi impressionne l’Europe

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Pour son grand retour en Ligue des Champions, l’Olympique de Marseille n’a pas choisi la facilité. En déplacement au Santiago Bernabéu pour défier un Real Madrid porté par un Kylian Mbappé survolté, les hommes de Roberto De Zerbi ont livré une prestation audacieuse, marquée par une intensité rare et une confiance retrouvée. Malgré une courte défaite (1-2), les Marseillais ont bluffé la presse espagnole et prouvé que cette campagne européenne 2025-2026 pourrait bien être celle du renouveau phocéen.

Un OM conquérant malgré la défaite

C’était le choc le plus attendu de cette première journée de phase de groupes : le Real Madrid, quadruple vainqueur sur la dernière décennie, recevait un OM ambitieux, sorti renforcé d’un mercato estival costaud. Dès les premiers instants, les Marseillais ont affiché leurs intentions : presser haut, projeter vite, jouer sans complexe. Une stratégie risquée face à l’armada madrilène… mais assumée.

À la 22e minute, c’est Timothy Weah — recrue phare de l’été — qui ouvrait le score d’une frappe tendue, faisant exploser les quelques centaines de supporters olympiens présents à Madrid. Le réalisme des Phocéens sur leurs temps forts contrastait avec celui d’un Real qui peinait à trouver des espaces entre les lignes, tant le plan tactique de De Zerbi était bien huilé. Malheureusement pour l’OM, Kylian Mbappé, l’ancien bête noire du Vélodrome avec le PSG, a égalisé sur penalty (29e), avant de doubler la mise dans les dernières minutes sur un second coup de pied contesté (81e). Une décision arbitrale discutée, voire dénoncée par les dirigeants marseillais — preuve d’un sentiment d’injustice difficile à digérer.

La presse espagnole sous le charme d’un OM new-look

« Ça a été difficile pour le Real Madrid », a reconnu Guti sur Movistar+, soulignant les mérites d’un OM qui, malgré la défaite, a fait vaciller la Maison Blanche. Un sentiment largement partagé par les médias ibériques, qui n’ont pas tari d’éloges sur les intentions de jeu et le projet mis en place par De Zerbi. Le quotidien AS parle même de Marseille comme d’un « candidat crédible au renouveau européen ».

De Zerbi, fidèle à sa philosophie héritée de ses années à Brighton, a mis en place un pressing ultra-agressif, une construction soignée et des transitions rapides. Loin de l’image parfois prudente ou timorée que l’OM a pu renvoyer en Ligue des Champions ces dernières années, notamment sous Villas-Boas ou Sampaoli, ce Marseille-là veut jouer, imposer son rythme, et faire parler sa technique. Un parti pris audacieux salué dès l’autre côté des Pyrénées. Le Mundo Deportivo résume d’ailleurs parfaitement l’impression laissée : « L’OM n’est pas venu faire du tourisme. »

C’est aussi la validation d’un été stratégique parfaitement orchestré par Pablo Longoria. Avec pas moins de onze recrues, dont Weah, Maitland-Niles et Florentino Luis, l’effectif marseillais semble taillé pour répondre aux exigences du très haut niveau. Une montée en puissance engagée pour ne pas se laisser distancer en Ligue 1… et surtout pour défier un PSG toujours dominateur mais en quête de nouveaux repères après le départ de Luis Enrique.

Quels enjeux pour la suite de la campagne européenne ?

Ce premier acte madrilène augure de belles choses pour la suite de la phase de poules. Même s’il faudra confirmer face à des adversaires comme le Benfica Lisbonne ou le Dynamo Kiev, l’OM a envoyé un message clair : il faudra compter sur lui. Gagner à l’extérieur sera sans doute capital, mais prendre des points au Vélodrome — redevenu une véritable forteresse depuis le début de saison — pourrait ouvrir les portes d’une qualification en huitièmes. Et pourquoi pas rêver plus grand ?

Marseille, de retour dans la lumière continentale, semble prêt à faire de cette saison 2025-2026 un tournant. Avec un entraîneur visionnaire comme De Zerbi à sa tête, des joueurs investis et un jeu enfin en phase avec ses ambitions européennes, l’OM se donne les moyens de ses ambitions. À Paris comme à Madrid, on ferait bien de garder un œil sur ce renouveau. Car si cette version de Marseille continue de progresser ainsi, le Classique pourrait bientôt se rejouer sur la scène européenne.

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