L’Olympique de Marseille peut ressortir la tête haute de son affrontement face au Real Madrid (2-1), mais l’amertume reste palpable après des décisions arbitrales contestées. Roberto De Zerbi et Mehdi Benatia n’ont pas mâché leurs mots, soulevant des interrogations sur l’équité en Ligue des champions.
Une prestation marseillaise solide mais frustrante
Dans un Santiago Bernabéu électrique, l’OM a livré une prestation à la hauteur face à l’un des mastodontes européens de cette édition 2025-2026 de la Ligue des champions. Malgré une détermination affichée et une intensité tactique revue à la hausse depuis les dernières semaines, les Phocéens se sont inclinés sur le score serré de 2-1. Un résultat d’autant plus difficile à digérer que le second penalty accordé aux Merengue continue de faire vivement débat.
En conférence de presse d’après-match, Roberto De Zerbi n’a pas caché sa déception : « Je suis déçu, nous aurions pu gagner… », a-t-il confié dans des propos rapportés par Real France. L’entraîneur marseillais a déploré l’absence d’un coup de rein collectif lorsque le Real est passé à dix après l’expulsion de Dani Carvajal, regrettant de ne pas avoir tenté plus offensivement avec quatre attaquants.
Un arbitrage sous tension : le penalty qui fait polémique
C’est surtout la décision arbitrale concernant le second penalty sifflé pour le Real Madrid qui a fait bondir De Zerbi. « Le deuxième penalty est honteux. Ce n’en est pas un. Je l’aurais dit même si c’était en notre faveur », a-t-il tranché sur la chaîne CBS Sports. Le technicien italien pointe également du doigt le contexte autour du Real : « Avant les matches, le Real Madrid fait beaucoup de bruit autour des arbitres… »
Des propos puissants qui ravivent les critiques cycliques sur l’influence du club merengue en Ligue des champions, une problématique bien connue du côté du PSG, victime de décisions contestées à plusieurs reprises face à ce même adversaire dans les campagnes passées.
Benatia, un traumatisme encore vif depuis Real-Juventus
De son côté, Mehdi Benatia, directeur du football de l’OM, n’a pas caché sa frustration en zone mixte. « Le penalty est très difficile à accepter », a-t-il déclaré auprès de L’Équipe. L’ancien défenseur international marocain a rappelé un précédent douloureux : le pénalty sifflé en faveur du Real Madrid contre la Juventus en 2018, qui avait entraîné l’élimination cruelle du club italien.
Cette référence n’est pas anodine. Benatia dénonce une forme de pattern où les décisions arbitrales favorisent systématiquement le club espagnol dans les moments décisifs, ravivant une fois de plus les accusations persistantes envers l’UEFA.
Des regrets, mais aussi des motifs d’espoir
Malgré la défaite, les deux hommes ont tenu à souligner les progrès affichés par cette nouvelle équipe marseillaise. « On a subi le syndrome du Bernabéu, mais beaucoup de bonnes choses sont à retenir », a insisté Benatia. L’analyse tactique démontre en effet une montée en puissance du collectif, avec des recrues qui commencent à s’intégrer efficacement dans le système de De Zerbi.
Face à un Real Madrid toujours favori dans cette compétition, l’OM a certes chuté, mais avec les honneurs. Une dynamique que les Phocéens devront impérativement capitaliser lors du prochain match face au RB Leipzig pour rester en course dans ce groupe très relevé.
Quand la rivalité PSG-OM entre en résonance
Ce type de scénario rappelle étrangement certaines mésaventures parisiennes en Ligue des champions. Que ce soit contre le Real Madrid, Manchester United ou encore Barcelone, les fans du PSG ont, eux aussi, payé cher des décisions arbitrales discutables. Une ironie du sort qui réunit, à leur insu, les deux rivaux historiques français. Si la Ligue 1 est le théâtre d’une rivalité brûlante, l’Europe rappelle aussi combien les clubs français doivent souvent batailler sur plus que le terrain pour exister à ce niveau.
Pour l’OM, c’est un test de maturité. Dépasser la frustration, structurer ses ambitions sur le jeu et renforcer sa confiance pour affronter avec clairvoyance les prochaines échéances européennes. Car derrière la polémique, une certitude : cette équipe a de la ressource.