OM en panne d’inspiration : Vaz dynamite, mais Metz résiste à la pause

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

À l’heure où l’Olympique de Marseille vise la régularité en Ligue 1 et continue de surfer sur sa belle dynamique européenne, le déplacement à Metz devait être une formalité. Mais à la pause, le tableau d’affichage affiche un frustrant 0-0, malgré une domination marseillaise quasi totale.

Vaz-Vitesse : une pépite offensive qui bouscule Metz

Dès le coup d’envoi, Robinho Vaz, titularisé à la surprise générale par Roberto De Zerbi, a mis les barbelés côté droit. L’ailier brésilien de 18 ans, révélé durant la préparation estivale 2025, a confirmé les espoirs placés en lui. Percutant, rapide, toujours disponible dans les intervalles, il a semé la panique dans une défense messine souvent dépassée.

Dès la première minute, sa frappe cadrée oblige Fischer à un arrêt difficile. Deux minutes plus tard, il gratte un coup franc dangereux. À la 7e, il déborde encore côté droit et sert un caviar à Gomes, qui vendange complètement l’occasion. Son entente avec Greenwood a illuminé le jeu marseillais, avec de nombreuses incursions dans les 30 derniers mètres.

Mais une nouvelle fois, l’efficacité peine à suivre. Comme trop souvent cette saison, l’OM produit beaucoup, mais rate l’essentiel : faire trembler les filets. Un constat d’autant plus préoccupant quand on sait que face à un PSG impitoyable devant le but, chaque point en L1 compte. Cette inefficacité offensive pourrait bien peser lourd dans la lutte pour le podium avec les Parisiens et Monaco au coude-à-coude.

Domination stérile, agacement croissant : De Zerbi sous tension

Avec 65 % de possession et neuf tirs à la pause, l’OM s’est pourtant procuré assez de situations pour ouvrir le score. Greenwood a même trouvé le poteau à la 29e, alors que Paixao (24e) et Emerson (21e) ont inquiété Fischer à leur tour. Pourtant, rien ne rentre. Sur son banc, De Zerbi multiplie les gestes d’agacement, visiblement contrarié par le manque de réalisme de ses joueurs.

Cette première mi-temps illustre l’un des paradoxes récurrents sur la Canebière en cette saison 2025-2026 : un collectif séduisant, bien organisé et dynamique… mais souvent incapable de concrétiser sa supériorité. Une situation d’autant plus difficile à accepter que l’OM, après un parcours européen impressionnant, aspire désormais à jouer le titre en France – et pas seulement des accessits. À titre de comparaison, le PSG d’Enrique, chirurgical offensivement, n’aurait probablement pas laissé passar autant d’occasions contre une lanterne rouge comme Metz.

L’autre enseignement inquiétant ? La légère baisse d’intensité marseillaise à l’approche de la pause. À force de vendanger, les Olympiens ont permis aux Grenats d’y croire et de sortir la tête de l’eau. Habib Diallo a même alarmé Blanco sur un contre bien mené (23e). Metz, pourtant privé de Gbamin dès la 18e minute sur blessure, n’a jamais lâché, porté par le soutien indéfectible du public de Saint-Symphorien.

Quelle suite : une réaction ou une rechute ?

À la pause, De Zerbi va devoir remobiliser ses hommes. L’intensité et la création sont là, mais il faudra de l’efficacité pour éviter un nouveau faux pas à l’extérieur. Si Vaz continue sur sa lancée, une première titularisation ponctuée d’un but serait symbolique d’un OM tourné vers l’avenir. Mais attention au piège lorrain : dans ce genre de match, c’est souvent l’équipe le moins dominatrice qui trouve la faille.

Un résultat vierge ce soir, face au 18e du championnat, ferait tâche pour un OM ambitieux, en chasse derrière le PSG. Alors que Paris impose un rythme infernal en tête du championnat, chaque point laissé en route contre un mal classé écarte un peu plus les Phocéens de leur rêve de titre. La deuxième mi-temps s’annonce cruciale, tant sur le plan comptable que symbolique.

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