Le choc tant attendu entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille prendra une dimension encore plus spectaculaire en janvier 2026. Le Trophée des Champions, qui opposera le champion de Ligue 1 au vainqueur de la Coupe de France ou à son dauphin — en l’occurrence l’OM — va se jouer à plus de 4 000 kilomètres de la France, dans un tout nouveau décor : le Koweït. Ce Classique exporté ne fait pas seulement saliver les supporters : il permet aussi à la Ligue de Football Professionnel (LFP) d’encaisser un joli jackpot.
Un PSG – OM inédit au Koweït : cap sur l’internationalisation
Prévu le 8 janvier 2026 au Jaber Al-Ahmad Stadium de Koweït City, ce Trophée des Champions version 2025-2026 s’inscrit dans une stratégie de long terme. En exportant sa vitrine estivale (désormais hivernale pour des raisons de calendrier), la LFP cherche à faire rayonner l’image du football français bien au-delà de ses frontières. Et quel meilleur affiche que ce bouillant PSG – OM ? Ce Classique tricolore, souvent électrique, concentre à chaque édition passion, intensité et rivalité historique. Un produit idéal à vendre aux marchés internationaux — tout particulièrement au Moyen-Orient, avide de grands événements footballistiques.
Ce n’est pas la première fois que le Trophée des Champions est organisé hors de l’Hexagone. Depuis 2009, l’événement a voyagé de Montréal à Casablanca en passant par Pékin, Tel-Aviv ou Tanger. Mais le choix du Koweït marque une avancée stratégique : avec ses 3,5 millions d’euros mis sur la table (selon L’Équipe), le pays du Golfe a devancé des candidatures solides comme celles d’Abidjan ou Mascate.
Une victoire financière pour la LFP
Ce transfert de compétition est avant tout un coup de maître économique pour la LFP. Non seulement elle sécurise une entrée financière immédiate et conséquente, mais elle renforce durablement ses partenariats à l’international. En s’associant à des agences stratégiques comme TB Consulting ou une agence suisse spécialisée, la Ligue a su construire une offre irrésistible pour le Koweït… qui en ressort, lui aussi, gagnant : exposition médiatique mondiale, valorisation de ses infrastructures sportives et soft power en prime.
Pour l’OM, cette délocalisation offre un contexte inédit. Loin de l’ambiance bouillante du Vélodrome, les Phocéens devront trouver une réponse à la fois tactique et psychologique pour répondre présent dans un environnement probablement acquis à la neutralité… voire aux stars du PSG. Mais c’est aussi une opportunité : remporter un trophée contre Paris, dans un tel cadre, offrirait un écho retentissant à leur saison 2025-2026. Et après les frustrations des dernières années, notamment face à leur rival de la capitale, l’OM version Panicucci pourrait bien surprendre.
Quels impacts pour les clubs et les supporters ?
Ce choix, s’il enchante les instances, divise pourtant les supporters. De nombreuses voix s’élèvent contre ces matches délocalisés, estimant qu’ils privent les fidèles fans français – notamment marseillais – de rendez-vous mythiques. Si la diffusion sur Ligue 1+ ou d’autres plateformes permettra de suivre le choc en direct, l’ambiance ne sera sûrement pas la même qu’au pied du Virage Sud ou du Parc.
Sportivement, les deux clubs devront adapter leur calendrier. Placé début janvier, ce Trophée pourrait engendrer des tensions avec les organismes si le championnat reprend trop vite ensuite. Un autre enjeu sera la gestion physique et mentale des effectifs, entre un voyage long, des conditions climatiques inhabituelles et une pression médiatique forte.
Mais pour la LFP, les avantages l’emportent : visibilité internationale, levée de fonds record, développement des droits de diffusion… et surtout, positionnement stratégique face aux autres grandes ligues européennes. En plaçant PSG – OM sous les projecteurs mondiaux, la LFP joue gros… mais pourrait frapper très, très fort.