L’Olympique de Marseille aborde un tournant de sa saison 2025-2026 avec un effectif amoindri. Avant d’affronter Le Havre en Ligue 1 et un déplacement crucial en Ligue des Champions face au Sporting Portugal, l’équipe de Roberto De Zerbi se retrouve décimée, contraignant l’entraîneur italien à revoir sa stratégie.
Une cascade de forfaits : le casse-tête de De Zerbi
Le choc contre Le Havre, prévu ce samedi au Vélodrome, devait être l’occasion pour l’OM de reprendre sa marche en avant après la trêve internationale. Mais lors de la conférence de presse d’avant-match, Roberto De Zerbi n’a pas caché son inquiétude : « Kondogbia et Traoré ont encore besoin d’un peu de temps, Medina va manquer plusieurs matchs. Gouiri ne sera pas là demain. » Des absences notables qui viennent fragiliser un groupe pourtant dense en quantité, mais mis à l’épreuve en cette rentrée automnale surchargée (source : L’Équipe).
Ajoutez à cela un flou persistant autour de plusieurs internationaux (Murillo, Rulli, Balerdi et Aguerd), non encore réapparus à la Commanderie. Autant de zones d’ombre à quelques heures d’une rencontre aux enjeux multiples.
Un turn-over assumé, mais contraint
Face à cette accumulation de blessures et d’incertitudes, De Zerbi adopte une posture pragmatique : « Je vais continuer le turn-over par obligation et parce que je peux me le permettre », a-t-il déclaré devant les médias. En d’autres termes, l’Italien devra faire confiance à la profondeur de son banc pour gérer un enchaînement ultra exigeant : Le Havre en Ligue 1, puis le Sporting Portugal en Ligue des Champions.
Si l’effectif marseillais version 2025-2026 est l’un des plus fournis de l’ère post-McCourt, cette situation laisse poindre certaines limites. Notamment dans l’automatisation du jeu, chère à De Zerbi, qui ne pourra compter sur une équipe-type avant plusieurs semaines.
L’adversaire havrais, pourtant à sa portée sur le papier, peut profiter de cette instabilité. Le club normand, bien installé en milieu de tableau, pourrait jouer crânement sa chance, espérant piéger un OM tourné vers l’Europe. Chaque point compte d’autant plus dans une Ligue 1 toujours dominée par le PSG, où la moindre contre-performance peut avoir de lourdes conséquences. Pour l’OM, le podium reste une priorité absolue.
L’enjeu européen en ligne de mire
Avec la Ligue des Champions en toile de fond, ce match contre Le Havre est bien plus qu’une simple affiche de championnat. L’OM reste en course dans un groupe relevé où chaque rencontre compte. Et mercredi, c’est un Sporting Portugal invaincu à domicile cette saison qui l’attend. Se présenter diminué à Lisbonne pourrait s’avérer fatal dans la perspective d’une qualification pour les huitièmes de finale.
La gestion physique et mentale de l’effectif devient donc une priorité stratégique. De Zerbi l’a compris : il faudra jongler entre rotation et efficacité pour garder le cap. Un défi de taille, surtout face à un PSG qui n’a jamais été aussi stable, et qui observe attentivement la moindre défaillance de son rival historique.
Dans ce contexte, l’absence prolongée de cadres comme Kondogbia ou Medina ne pose pas seulement un problème sportif : elle fragilise aussi l’autorité tactique du coach italien, qui doit désormais miser sur des joueurs au statut secondaire pour maintenir l’équilibre du collectif.
Une équipe en résilience, le Vélodrome en juge de paix
Ce samedi, c’est tout le peuple marseillais qui sera à l’affût. Car si les blessures sont une donnée inévitable d’une saison, la réaction du groupe face à l’adversité en dira long sur l’état d’esprit du vestiaire. Dans un Vélodrome en quête de frissons, les jeunes pousses et les éternels seconds rôles auront une occasion en or de s’imposer dans la rotation.
Privé de plusieurs figures clés, De Zerbi est mis au défi. Et entre Ligue 1 et Ligue des Champions, c’est potentiellement le mois de novembre qui se joue dès maintenant. Une mauvaise passe, et la distance avec le PSG s’élargira. Une série victorieuse, et l’OM pourrait conserver ses ambitions de titre. Et pour mieux jauger ce nouvel OM, c’est du côté du Vélodrome que cela se passe… sans droit à l’erreur.