C’est une nouvelle qui fait l’effet d’une bombe au sein de la planète OM : Amine Gouiri ne participera pas à la Coupe d’Afrique des Nations 2025 avec l’Algérie. En cause, une opération chirurgicale à l’épaule décidée conjointement entre le joueur et le club. Une décision lourde de conséquences sportives pour l’OM, l’Algérie… et les équilibres du championnat.
Une blessure récurrente qui devient problématique
Aligné depuis le début de saison 2025-2026 sous les ordres de Roberto De Zerbi, Amine Gouiri montrait une montée en puissance très attendue sur le front de l’attaque marseillaise. Mais plusieurs épisodes de luxation à l’épaule droite sont venus perturber sa régularité. Après un nouveau souci physique face au Havre, le club phocéen a tranché : Gouiri va passer sur le billard.
L’intervention chirurgicale, officialisée par le club dans un communiqué publié le 5 novembre 2025, vise à « mettre un terme définitif à ces douleurs récurrentes ». La période de rééducation est estimée à trois mois, ce qui condamne toute participation à la CAN 2025, prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 au Maroc.
Si ce choix peut paraître brutal à première vue, il s’inscrit dans une stratégie de long terme pour remettre Gouiri dans les meilleures conditions physiques possibles pour la deuxième partie de saison. Une nécessité quand on connaît son importance dans l’animation offensive du 4-3-3 instauré par De Zerbi.
Un coup dur pour l’Algérie… et une opportunité pour l’OM ?
Côté algérien, le départ forcé de Gouiri est une vraie épine dans le pied de Djamel Belmadi. Le sélectionneur, déjà confronté à des incertitudes autour de Slimani et Bounedjah, perd là l’un de ses attaquants les plus techniques et polyvalents pour disputer une CAN extrêmement relevée.
Mais pour l’OM, si l’absence du joueur est regrettable à court terme, elle pourrait paradoxalement s’avérer bénéfique. En effet, Gouiri manquera certes les dernières semaines de l’année, mais il sera bien présent pendant la période de la CAN, où plusieurs effectifs de Ligue 1 seront lourdement amputés. Contrairement à ses rivaux directs — à commencer par le PSG qui devra composer sans Achraf Hakimi, probablement Ousmane Dembélé voire Zaire-Emery s’il est retenu avec la Côte d’Ivoire à titre exceptionnel — l’OM pourrait ainsi profiter d’un groupe stabilisé pour engranger des points précieux en championnat.
En outre, l’absence de Gouiri offre une opportunité en or à d’autres éléments de se montrer : Vitinha, Iliman Ndiaye ou encore Faris Moumbagna auront davantage de temps de jeu à saisir dans un calendrier exigeant, marqué notamment par les matchs de coupe et potentiellement l’Europa League si l’OM s’est qualifié aux phases à élimination directe.
Quelles conséquences pour l’OM en Ligue 1 et sur la scène européenne ?
Sur le plan tactique, Roberto De Zerbi devra réajuster ses options offensives. Depuis le début de saison, Gouiri a souvent été utilisé en faux neuf ou dans un rôle plus axial en soutien de Vitinha, profitant de sa qualité technique et de son intelligence de déplacement. Son absence va contraindre le technicien italien à revoir sa hiérarchie en attaque.
Cela peut également impacter les ambitions européennes de l’OM. Engagé en Ligue Europa avec l’objectif affiché d’atteindre au minimum les quarts de finale, Marseille devra composer sans une pièce maîtresse jusqu’en février. Si les Phocéens parviennent à traverser cette phase sans trop de dégâts, ils pourront espérer retrouver un Gouiri affûté pour les joutes décisives du printemps.
Enfin, sur le plan psychologique, ce forfait en dit long sur la gestion professionnelle du club. Là où certains clubs (comme le PSG par le passé) ont hésité à trancher chirurgiquement pour des cadres, l’OM fait ici preuve de clarté et d’anticipation. Une mentalité nouvelle qui pourrait faire la différence sur la durée d’un marathon comme la Ligue 1, où constance et profondeur d’effectif sont clés pour défier les Parisiens.
Conclusion : un mal pour un bien ?
La blessure et l’opération d’Amine Gouiri représentent donc un double enjeu : sacrifice personnel pour le joueur qui manquera une compétition continentale majeure avec les Fennecs, mais aussi opportunité tactique pour un OM qui pourra compter sur un effectif stable durant la période de la CAN. À long terme, cette décision pourrait bien solidifier les ambitions olympiennes, notamment face au PSG, toujours en quête de suprématie nationale et européenne.
Gouiri reviendra dans une équipe où la concurrence aura gagné en expérience… mais où sa place l’attendra comme un joker de luxe pour les mois décisifs de mars à mai. Reste à savoir si l’OM saura transformer ce coup dur en avantage stratégique.