Maxime Lopez « kiffe Paris » : le message qui fait grincer des dents côté OM

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Il fut l’un des visages les plus prometteurs de la formation marseillaise. Aujourd’hui, Maxime Lopez, pur produit de La Commanderie, se dit « heureux à Paris », en pleine effervescence avec le Paris FC, promu en Ligue 1 pour la saison 2025-2026. Une déclaration qui risque de faire bondir plus d’un supporter de l’OM… et qui enflamme une rivalité déjà brûlante avec le PSG.

Un Marseillais épanoui… dans la capitale

Son choix de rejoindre le Paris FC à l’été 2024 paraissait curieux pour beaucoup : quitter Sassuolo pour retourner en France, oui, mais en Ligue 2 avec un club sans grande exposition médiatique ? Pari risqué. Et pourtant, moins d’un an après, Maxime Lopez en récolte les fruits. Promu avec le PFC en Ligue 1 et élément moteur du collectif francilien, l’ancien Olympien s’épanouit totalement. « Je me sens bien à Paris. Ça peut choquer en tant que Marseillais, mais je kiffe la vie à Paris, j’y ai rencontré ma fiancée », a-t-il confié à l’AFP.

Un message qui fait évidemment tiquer sur la Canebière. Car pour les supporters du Vélodrome, entendre un enfant du club encenser Paris – même s’il ne s’agit pas du PSG – a de quoi heurter les convictions profondes.

Le choc culturel OM – Paris : plus qu’un symbole, une fracture

L’histoire entre Marseille et Paris ne se limite pas au Classique face au PSG. La rivalité géographique, historique et culturelle imprègne aussi les relations avec les autres clubs parisiens. Le fait que Lopez, né à Marseille et formé à l’OM, assume d’aimer sa vie dans « l’ennemi » capital laisse un goût amer. Surtout quand il s’agit de louer les vertus d’un collectif francilien alors que l’OM peine toujours à retrouver son lustre européen en ce début de saison 2025-2026.

Et dans sa déclaration, Maxime Lopez enfonce le clou : « Sur le terrain, c’est peut-être une de mes meilleures périodes depuis que je joue au foot ». À une période où l’OM, emmené par Roberto De Zerbi, doit gérer une instabilité chronique au milieu de terrain et manque de constance, revoir un ancien local briller ailleurs avec un discours aussi tranché ne passe pas inaperçu.

Un trio marseillais au cœur du projet du Paris FC

Si le clin d’œil semble piquant, le projet du Paris FC, lui, s’enrichit de l’apport de trois natifs de Marseille : Maxime Lopez, son frère Julien, et Ilan Kebbal. Le milieu du PFC vante leur origine commune, tous issus du Burel FC, club formateur marseillais, et aujourd’hui figures majeures d’un promu qui crée la surprise en ce début de saison. « Trois mecs de Marseille qui tentent d’écrire l’histoire de ce club », lâche-t-il, rêveur.

Le Paris FC, actuellement huitième de Ligue 1, devance même l’OM au classement provisoire après dix journées. Une claque symbolique pour les supporters olympiens, d’autant plus amère quand elle est infligée par un enfant de la maison.

Quel écho pour l’OM et sa politique de formation ?

Ce genre de déclaration soulève aussi des questions sur la politique de formation de l’OM. Maxime Lopez brille ailleurs. D’autres (comme Boubacar Kamara ou Isaac Lihadji) ont été perdus sans compensation. Le club phocéen souffre d’un mal chronique : promouvoir, mais rarement retenir. De Zerbi aura fort à faire cette saison pour replacer l’OM dans le haut du tableau, mais aussi pour intégrer durablement des jeunes talents issus du cru, et éviter qu’ils ne brillent… ailleurs, parfois même à Paris.

Un impact psychologique dans le Classique ?

Si Maxime Lopez ne porte pas le maillot du PSG, son discours s’ajoute aux nombreux épisodes qui grandissent la rivalité OM-Paris, cette fois sur un volet plus culturel qu’athlétique. À l’approche du prochain Classique prévu au Vélodrome en février 2026, les supporters marseillais ne manqueront pas de rappeler que certains ex-Olympiens choisissent Paris – et s’y épanouissent.

En football, les symboles comptent. Et celui-ci ne passera pas inaperçu.

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