OM : faute professionnelle à Lisbonne, un tournant déjà décisif en Ligue des Champions

Photo of author

Aricle écrit par Maxime Nauzit

La Ligue des Champions 2025-2026 ne fait aucun cadeau, et l’Olympique de Marseille en a fait cruellement les frais. Opposés au Sporting CP dans un match crucial pour leur avenir européen, les Phocéens, en supériorité technique pendant un bon quart d’heure, ont complètement perdu le fil. Si Paris a brillé la veille avec un retentissant 7-2 en Allemagne contre Leverkusen, l’OM, lui, retombe dans ses travers. Retour sur un scénario rocambolesque qui risque de coûter cher.

Un départ idéal… avant l’écroulement

Les hommes de Roberto De Zerbi avaient pourtant parfaitement entamé la rencontre au stade José Alvalade. Grâce à une belle combinaison offensive conclue par Igor Paixao à la 14e minute, les Marseillais ont pris les devants d’une frappe placée. Maîtres du ballon, ils ont imposé leur rythme et obtenu un penalty prometteur suite à une percée d’Emerson. Mais la suite va anéantir tous leurs espoirs.

Emerson, justement, a été le protagoniste d’un fait de jeu majeur. L’arbitre, après appel à la VAR, annule le penalty pour simulation et inflige un deuxième carton jaune à l’ailier brésilien. Une décision aussi juste que lourde de conséquences : à dix contre onze dès la fin du premier acte, l’OM s’exposait à la réaction portugaise.

Et comme souvent sur la scène européenne, la punition n’a pas tardé. Catamo égalise à la 69e pour le Sporting, suite à un déséquilibre défensif prévisible. Et à la 86e, sur une frappe anodine déviée de la main par Pavard d’Alisson Santos, le VAR intervient à nouveau… penalty pour Lisbonne. Score final : 2-1 pour le Sporting. Injuste ? Pas vraiment. Inacceptable ? Clairement.

Une défaite qui pèse lourd, sportivement et moralement

Avec ce revers, l’OM complique sérieusement ses chances de qualification dans un groupe pourtant accessible sur le papier. Si le contenu en première mi-temps laissait entrevoir des promesses, les Phocéens ont manqué de maturité et de gestion émotionnelle. Roberto De Zerbi, qui a pris les rênes du club cet été avec de grandes ambitions, devra rapidement corriger ces dérives.

Cette défaite ravive aussi les douleurs d’un passif européen encore trop instable du côté de la Canebière. Depuis la demi-finale atteinte en Ligue Europa 2023, Marseille n’a pas retrouvé de constance sur la scène continentale. L’absence de leader vocal, les errements tactiques en infériorité numérique et la fébrilité mentale démontrée ce soir interrogent – surtout à l’aube des confrontations face à des adversaires plus relevés.

Et pendant que l’OM tremblait à Lisbonne, le PSG, lui, envoyait un message clair au Vieux Continent. Sa démonstration 7-2 à Leverkusen a marqué les esprits. Un gouffre semble encore séparer les deux éternels rivaux en matière de compétitivité européenne. La comparaison pique pour les supporters marseillais, qui rêvent justement de bousculer la hiérarchie nationale et continentale.

Quel impact pour la suite de la campagne européenne ?

Ce faux pas ne signe pas encore l’élimination de Marseille, mais réduit considérablement sa marge d’erreur. Avec zéro point en deux journées, le club phocéen est déjà dos au mur et devra probablement réaliser un sans-faute à domicile pour espérer se qualifier pour les huitièmes de finale. Les prochaines confrontations contre le Dinamo Zagreb puis le Sporting au Vélodrome seront déjà décisives.

Autre défi pour De Zerbi : maintenir la dynamique en Ligue 1, où l’OM reste le principal outsider du PSG. Les blessures récurrentes en défense, les suspensions à venir et les doutes psychologiques post-Lisbonne pourraient freiner l’élan marseillais sur le plan national. Et avec un Classique prévu d’ici deux semaines, les Marseillais devront trouver les ressources mentales pour ne pas replonger dans leurs travers mentaux face à l’ogre parisien.

En résumé, cette défaite face au Sporting est bien plus qu’un simple revers : elle expose les limites mentales actuelles de cette équipe mais, paradoxalement, elle peut aussi servir de déclic. À De Zerbi et son groupe de transformer ce fiasco en moteur.

Laisser un commentaire