Indice UEFA : Comment l’OM met en péril les ambitions européennes de la France

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que le Paris Saint-Germain brille encore en Ligue des Champions, l’Olympique de Marseille continue de fragiliser la position de la France à l’indice UEFA. Une situation qui met en lumière un contraste inquiétant entre les têtes d’affiche du football français et des poursuivants encore trop irréguliers pour peser durablement sur la scène continentale.

Une nouvelle désillusion marseillaise en C1

L’OM avait pourtant le match en main. En déplacement à Lisbonne pour affronter le Sporting CP, les hommes de Roberto De Zerbi ont longtemps tenu tête aux Portugais. Mieux encore, ils ont su répondre tactiquement à une équipe joueuse, dans un match où l’impact physique et le pressing étaient omniprésents. Mais une expulsion d’Emerson à la 76e minute a tout basculé. Réduits à 10, les Phocéens ont fini par plier (2-1), encaissant un but cruel dans les dernières minutes.

Cette défaite, aussi frustrante qu’elle soit, s’inscrit dans une tendance lourde : l’irrégularité chronique de l’OM en Ligue des Champions. Lors de la saison 2025-2026, les Marseillais n’ont toujours pas remporté le moindre match après trois journées. Une situation préoccupante qui tranche radicalement avec la réussite d’un PSG efficace et flamboyant sur la scène européenne, à l’image de son spectaculaire 7-2 infligé au Bayer Leverkusen.

En comparaison directe avec le rival parisien, l’OM fait pâle figure. Là où Luis Enrique déploie une machine collective bien huilée autour de stars comme Mbappé et Bernardo Silva, De Zerbi peine encore à stabiliser son onze, handicapé par un banc limité et un mental souvent friable dans les moments clés.

Un impact direct sur l’indice UEFA français

Avec une seule victoire (celle du PSG), un nul (Monaco) et une défaite (OM), la France réalise une semaine bien maigre en Ligue des Champions. L’indice UEFA, qui se calcule sur la base des performances européennes des clubs d’un pays, s’en ressent tout de suite. La France reste neuvième sur la saison 2025-2026, mais voit le Portugal et les Pays-Bas creuser l’écart.

Cette situation pourrait avoir des conséquences concrètes à moyen terme. Si les résultats ne s’améliorent pas, la France pourrait perdre des places qualificatives pour les compétitions européennes à partir de 2026-2027. Ce serait une catastrophe économique et sportive pour la Ligue 1, et un sacré coup dur dans la rivalité OM-PSG : Paris continuerait de briller seul en C1, pendant que les autres clubs reculeraient collectivement.

L’OM, historiquement deuxième club français en Europe derrière le PSG, doit rapidement redresser la barre. Son élimination prématurée compromettrait aussi les objectifs économiques du club, qui a beaucoup investi cet été sur des profils prometteurs comme Marcus Edwards ou Nuno Tavares. Mais les résultats ne suivent pas, et la pression monte.

La scène européenne, dernier espoir du football français ?

Heureusement pour la France (et l’indice UEFA), l’espoir vient des autres compétitions : Ligue Europa et Ligue Europa Conférence. Lyon, Lille, Nice et Strasbourg se présentent avec l’ambition claire de faire oublier les échecs en C1. L’OL peut miser sur un effectif expérimenté pour battre Bâle, le LOSC a les armes pour croquer le PAOK, et Nice affiche un jeu séduisant depuis le début de saison. Quant à Strasbourg, surprise de cette édition, la dynamique est excellente sous la houlette de Patrick Vieira.

Mais là encore, rien n’est gagné. L’hétérogénéité des performances françaises en Europe, entre un PSG stratosphérique et des poursuivants trop tendres, souligne l’urgence pour les clubs comme l’OM de se structurer enfin durablement pour l’Europe. Car si Paris brille, c’est bien la France qui recule.

Conclusion : l’OM peut-il encore redresser la barre ?

Tout n’est pas encore perdu pour Marseille dans cette phase de groupes, mais les signaux sont alarmants. Manque de réalisme, erreurs tactiques, nervosité dans le money time… Les Marseillais doivent rapidement inverser la tendance s’ils veulent conserver leur crédibilité européenne. Et surtout, ne pas pénaliser davantage une Ligue 1 qui peine à s’imposer collectivement sur la scène continentale, en dehors du PSG.

Le « Classique » OM-PSG ne se joue plus seulement en L1 : il devient un baromètre du niveau européen des clubs français. Et pour l’instant, il n’y a pas photo.

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