Alors que l’Olympique de Marseille pensait avoir évité le pire face à Angers, c’est un coup de massue venu des arrêts de jeu qui a replongé les Phocéens dans la tourmente lors de la 10e journée de Ligue 1 2025-2026. Un match au scénario cruel qui interroge sur la gestion mentale et défensive de l’effectif dirigé par Roberto De Zerbi.
Un renversement avorté malgré le doublé de Robinio Vaz
Au Vélodrome, l’ambiance était tendue dès les premières minutes. Les Marseillais, peu inspirés offensivement malgré une volonté d’imposer leur rythme, ont été sanctionnés dès la 25e minute par une réalisation de Cherif pour Angers, à la suite d’une perte de balle évitable au milieu de terrain.
La réaction phocéenne est intervenue après la mi-temps. De Zerbi, qui avait décidé de renforcer le milieu et d’apporter de la vitesse par les ailes, a vu ses choix porter leurs fruits : Robinio Vaz, décidément la bonne pioche du mercato estival, a frappé deux fois (52e et 69e), inversant le score pour un OM enfin libéré… du moins, en apparence.
Mais dans un Vélodrome bouillant et confiant, le destin s’est retourné. Alors que les arrêts de jeu s’étiraient, une mauvaise relance et une glissade de Sbai ont offert à O. Camara une opportunité en or, transformée en but assassin à la 90+8e. Score final : 2-2. La frustration est immense. Tactiquement, l’OM a montré des carences criantes en gestion de fin de match, un point noir récurrent cette saison.
Des concurrents directs aux scénarios fous… et un PSG en embuscade
Cette 10e journée a également été marquée par des retournements spectaculaires chez les rivaux directs de l’OM pour l’Europe. Lyon, qui menait tranquillement 3-0 face au promu Paris FC, a concédé un match nul 3-3 en dix minutes de cauchemar. Une autre preuve de l’irrégularité globale des gros calibres cette saison.
Rennes et Toulouse ont eux aussi offert un match haletant, soldé par une égalité 2-2, tandis que Monaco, colonne vertébrale offensive impressionnante, s’est imposé 5-3 face à Nantes avec autorité mais sans sérénité défensive. Strasbourg, en revanche, a déroulé avec maîtrise contre Auxerre (3-0).
Et pendant que l’OM piétine une fois de plus à domicile, le Paris Saint-Germain, solide leader du championnat et exempt de surprise cette journée-là, reste en embuscade pour creuser l’écart. Ce type de scénario renforce le contraste entre la régularité parisienne et les errements marseillais, alimentant une rivalité toujours plus marquée dans cette Ligue 1 2025-2026.
L’OM : ambitions contrariées et devoir de réaction
Avec ce match nul, Marseille enchaîne un quatrième résultat sans victoire – le troisième match nul consécutif en championnat. Au vu des ambitions affichées en début de saison – mêlant podium en Ligue 1 et parcours européen solide – ces points laissés en route inquiètent.
L’une des principales faiblesses de l’OM reste son incapacité à gérer le tempo en fin de match, symptomatique d’un collectif pas encore totalement sous contrôle. Les performances d’Aubameyang, en quête de réalisme, et la fragilité mentale de la défense en sont des signaux forts. Roberto De Zerbi, réputé pour sa philosophie de jeu exigeante, semble toujours en recherche de stabilité.
Pour les supporters comme les observateurs, cette saison 2025-2026 commence à ressembler à un parcours du combattant, loin du projet de jeu fluide et ambitieux annoncé en août dernier. Les prochaines semaines, face à des adversaires européens redoutables et des échéances cruciales en Ligue 1, seront décisives pour savoir si cet OM peut réellement concurrencer un PSG bien plus serein et structuré.
Ce faux pas contre Angers doit servir d’électrochoc – dans les têtes, dans les jambes, et au tableau des scores. Car à Marseille, quand la foudre frappe si tard, elle laisse des traces.