Alors que l’OM s’apprête à défier l’Atalanta Bergame dans un match capital de Ligue des Champions 2025-2026, la dernière sortie médiatique de Roberto De Zerbi a semé la confusion sur la présence de Nayef Aguerd. Annoncé forfait, le défenseur marocain a finalement pris part à l’entraînement collectif, relançant la rumeur d’un coup de bluff stratégique du technicien phocéen.
De Zerbi brouille les pistes avant OM – Atalanta
En conférence de presse, De Zerbi avait été on ne peut plus clair : « Aucun des quatre (Aguerd, Balerdi, Weah, Nadir) ne sera là ». Une déclaration qui laissait penser que l’OM allait une nouvelle fois présenter une défense remaniée face à la vivacité de l’attaque italienne. Pourtant, quelques heures plus tard, les caméras ont capté des images inattendues : Nayef Aguerd présent à l’entraînement, participant normalement avec le groupe professionnel.
Ce retournement de situation intrigue. Coup de bluff classique ou ajustement tardif grâce à une récupération express ? Dans une compétition comme la Ligue des Champions, où chaque détail compte, il n’est pas rare de voir les entraîneurs jouer la carte de l’intox pour préserver un avantage stratégique. Et De Zerbi, ancien coach de Sassuolo et Brighton, n’est pas étranger aux joutes mentales d’avant-match.
Un casse-tête défensif à l’OM en pleine crise d’effectif
Si Aguerd peut finalement postuler pour la feuille de match, les doutes persistent quant à sa condition physique. Son absence contre Auxerre ce week-end (blessure à la hanche) semblait déjà compromise, et le voir opérationnel à peine quelques jours plus tard interroge.
Ce qui est certain : l’OM fait face à une véritable hémorragie dans son effectif. Outre Aguerd, la liste des indisponibles est inquiétante : Leonardo Balerdi, Timothy Weah, Amine Gouiri, Geoffrey Kondogbia, Renan Lodi, et Chancel Mbemba manquent à l’appel. Johan Medina, Franck Traoré et Issa Emerson ne seront pas non plus opérationnels. Emerson, suspendu, ne sera de retour que pour la prochaine journée de Ligue 1. Dans ce contexte, CJ Egan-Riley pourrait encore être aligné, sauf si Aguerd reçoit le feu vert médical d’ici le coup d’envoi.
Privé de ses seniors, De Zerbi poursuivra sans doute l’intégration des jeunes talents du centre de formation, comme Ylan Mmadi ou Steven Pambani. Des profils prometteurs, mais qui découvrent encore les joutes européennes. Face à une Atalanta qui aime presser haut et jouer sur les transitions rapides, cela pourrait devenir un pari risqué.
Impact en C1 et rivalité avec le PSG : l’OM au bord de la rupture ?
Cette incertitude autour d’Aguerd intervient à un moment charnière de la saison. Actuellement deuxième de son groupe derrière le Bayern Munich, l’OM doit absolument l’emporter contre son concurrent direct pour rester dans la course aux huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Une défaite, et c’est potentiellement une descente en Ligue Europa qui se profile.
Du côté du PSG, déjà qualifié pour les phases à élimination directe, la situation marseillaise prête presque à sourire. Mais au-delà de la rivalité, c’est bien le coefficient UEFA français qui est en jeu. Chaque match importe, chaque blessure peut faire basculer la dynamique nationale. Si l’OM vacille, l’écart entre Paris et Marseille — déjà marqué sur le terrain et en budget — risque de se creuser irrémédiablement.
Enfin, l’état de santé de Nayef Aguerd dépasse même les enjeux club. Son sélectionneur, Walid Regragui, suit la situation avec attention, à quelques semaines de la CAN 2026 organisée… au Maroc. Toute rechute compromettrait sa préparation et celle des Lions de l’Atlas.
Conclusion : stratégie ou urgence, De Zerbi joue sa carte
La présence d’Aguerd contre l’Atalanta reste incertaine, mais une chose est sûre : De Zerbi joue avec les nerfs des observateurs comme ceux de son adversaire. Ce possible coup de bluff illustre le besoin de réponses immédiates dans un OM fragilisé, obligé d’improviser en permanence. Dans ce contexte, difficile de reprocher au coach italien d’avoir tenté de brouiller les pistes. Et qui sait ? Ce flou pourrait bien jouer en faveur des Marseillais en semant le doute chez les Italiens. Un classique de la guerre psychologique que seul l’issue du match viendra trancher.