OM – Atalanta : le remplacement incompris qui interroge sur la gestion du staff marseillais

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’Olympique de Marseille vit décidément une saison 2025-2026 complexe en Ligue des Champions. Alors que la réception de l’Atalanta Bergame était déjà un rendez-vous crucial pour relancer une phase de groupes mal embarquée, la défaite 0-2 au Vélodrome a été marquée par un fait lunaire : le staff marseillais s’est trompé sur un changement, provoquant incompréhension et tension sur le banc. Retour sur une erreur symptomatique des maux qui rongent l’OM cette saison.

Une confusion de trop lors d’un match déjà mal engagé

Outre le résultat frustrant, c’est la gestion de certains moments du match qui interroge. L’Atalanta, fidèle à son intensité habituelle, a dominé les débats, capitalisant sur un OM fébrile et trop souvent attentiste. L’épisode du remplacement d’Egan-Riley en seconde période est venu illustrer cette désorganisation.

À la 65e minute, l’international anglais Egan-Riley est remplacé par Angel Gomes. Jusque-là, rien d’anormal – sauf que Riley, en pleine possession de ses moyens, ne présentait aucune gêne physique. Selon RMC Sport, le staff marseillais a tout simplement cru, à tort, qu’il s’était blessé ! Ce qui aurait pu être une anecdote est devenu un symbole : après sa sortie, le défenseur, furieux, a violemment frappé des bouteilles d’eau et a refusé la poignée de main de Roberto De Zerbi, visiblement abasourdi.

Dans un contexte où le moindre point compte pour espérer accrocher les barrages, voire une qualification inespérée pour les huitièmes de finale, cette erreur de communication est grave. Elle révèle aussi une tension croissante au sein d’un groupe qui peine à se structurer depuis le début de saison.

La gestion de De Zerbi interrogée, sous pression à Marseille… et face au PSG

Nommé à l’été 2025 pour remettre l’OM sur de bons rails, Roberto De Zerbi est mis à rude épreuve. Si son idée de jeu offensive et ambitieuse séduit sur le papier, elle semble pour l’instant difficilement applicable dans un effectif en manque de repères collectifs. L’épisode Egan-Riley atteint un sommet d’incohérence, surtout à ce niveau de compétition. Une erreur de communication à ce niveau de performance, en pleine Ligue des Champions, est pour le moins préoccupante. Surtout lorsque l’on compare l’organisation huilée d’un PSG en pleine maîtrise tactique sous Luis Enrique.

La rivalité entre le PSG et l’OM s’est toujours jouée au mental et à la gestion de la pression. Et dans ce jeu-là, le club phocéen affiche trop de faiblesses. Là où le PSG semble avoir trouvé son cap – avec une stratégie CLARTE autour de ses jeunes talents et une maîtrise de ses temps faibles – l’OM reste englué dans des imprécisions inquiétantes, tant sur le terrain que sur le banc.

Quels impacts pour la suite de la saison marseillaise ?

Avec 3 petits points en 4 journées, les Marseillais sont désormais obligés de jouer leur survie européenne face à Newcastle, Liverpool et l’Union Saint-Gilloise. Autant dire que l’erreur de mercredi soir ne devra pas se répéter. Cette irrégularité dans la gestion de match est coûteuse : émotionnellement, sportivement… et dans l’image du club.

Plus que jamais, la direction marseillaise – avec Mehdi Benatia nommé directeur sportif cette saison – sera attendue au tournant. Sa capacité à recadrer le staff, à rassurer les joueurs, et à redonner de la cohérence au projet De Zerbi, sera décisive. Et si certains supporters perdaient déjà patience après les revers contre Liverpool ou l’USG, cette bévue vient jeter une lumière crue sur les failles structurelles du club.

Le mois de novembre sera décisif pour l’OM. En championnat, il faudra enchaîner pour rester dans la course au podium – et donc devant les ambitions retrouvées du Lyon de Pierre Sage… Mais, surtout, en Ligue des Champions, les Marseillais n’auront plus droit à l’erreur. Pour espérer ne pas sombrer définitivement sous le regard goguenard d’un Parc des Princes qui jubile des déboires de son rival éternel.

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