OM : tensions en interne, pourquoi Ravanelli a été écarté par Longoria et Benatia

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

À l’Olympique de Marseille, les coulisses sont parfois plus animées que le rectangle vert. En ce début de saison 2025-2026, le départ de Fabrizio Ravanelli alimente toutes les spéculations. L’ancien buteur italien, devenu figure emblématique du club, s’est vu pousser vers la sortie, et non sans frictions. Peut-on parler de jalousie de la part de Pablo Longoria et Medhi Benatia ? Les tensions internes, couplées à une proximité jugée dérangeante avec l’entraîneur Roberto De Zerbi, dressent le tableau d’un conflit stratégique en pleine réorganisation du leadership marseillais.

Un rôle flou qui dérange au sommet du club

Officiellement nommé pour un rôle « institutionnel », Fabrizio Ravanelli n’a pas tardé à mêler son aura de légende à l’opérationnel au quotidien. On l’a vu accueillir les recrues, dialoguer avec les médias, se montrer proche des supporters et, surtout, très présent auprès du coach Roberto De Zerbi. Une position hybride qui a rapidement agacé certains membres de la direction, notamment Pablo Longoria et son conseiller sportif Medhi Benatia.

L’Italien n’était plus seulement un ambassadeur, mais devenait un acteur actif autour du terrain. Une zone que Longoria, maître stratège du projet marseillais, tient à verrouiller. Alors que l’OM entame son nouveau cycle avec De Zerbi à la tête d’un effectif en reconstruction, l’ambiguïté du rôle de Ravanelli est vite devenue intenable en interne.

La proximité avec De Zerbi, catalyseur des tensions

Selon les révélations de RMC Sport, l’étroite relation entre Ravanelli et De Zerbi aurait été l’étincelle qui a mis le feu aux poudres. Les deux compatriotes s’entendent à merveille, partageant une même langue, une même culture… et des séances d’échange tactique qui ont fait grincer des dents au sein de la direction.

Un son de cloche trop dissonant ? Peut-être. Pour Longoria et Benatia, habitués à maîtriser la communication de l’OM dans les moindres détails, l’influence de Ravanelli dans le vestiaire et auprès du coach a été perçue comme une menace à l’unicité du discours. Il n’est d’ailleurs plus convié aux mises au vert à compter du printemps 2025 – un signe fort. Puis, lors du bilan de fin de saison à Miami, la décision est entérinée : l’organigramme sera resserré. Ravanelli est remercié.

Quel impact pour la saison 2025-2026 ?

Ce départ crée des remous en interne, au moment où l’OM doit rester concentré sur trois fronts : la Ligue 1, la Coupe de France et surtout une ambitieuse campagne en Ligue Europa. Le club cherche à se stabiliser pour enfin rivaliser régulièrement avec le PSG, propriétaire quasi-exclusif du trône national depuis plus de dix ans.

Le choix de maintenir un noyau décisionnel réduit – Longoria, Benatia, De Zerbi – vise à renforcer la clarté stratégique. Sur le papier, cela peut favoriser une meilleure cohérence dans la gestion de l’effectif et la vision sportive. Mais cette décision soulève aussi des interrogations : que faire des figures populaires mais devenues encombrantes ?

À l’image d’un Paris Saint-Germain jadis miné par les tensions entre Leonardo, Tuchel et Al-Khelaïfi, l’OM semble comprendre à ses dépens que la réussite passe aussi par une hiérarchie limpide. Ravanelli, bien que populaire, n’avait plus sa place dans ce schéma.

Conclusion : une crise de jalousie ou un choix stratégique ?

Le départ de Ravanelli est symptomatique du virage que prend l’OM version 2025-2026 : professionnalisation, resserrement des cercles de décision et priorité à l’efficacité. Si certains y voient une crise de jalousie, d’autres parlent d’une nécessité organisationnelle. Une chose est sûre : Pablo Longoria poursuit sa transformation du club, parfois à contre-courant de la nostalgie populaire mais toujours avec un œil rivé sur le modèle de performance. Il reste maintenant à savoir si cette décision portera ses fruits et permettra à l’OM de véritablement concurrencer un PSG toujours plus armé.

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