En battant nettement Rennes (3-0) en huitième de finale de la Coupe de France, l’OM a repris des couleurs. Mais à quelques jours d’un Classique décisif face au PSG, Roberto De Zerbi a été clair : la douloureuse défaite contre Bruges hante toujours l’effectif phocéen. Retour sur une soirée contrastée, entre soulagement national et inquiétude européenne.
Une qualification convaincante contre Rennes : l’OM respire enfin
L’Olympique de Marseille avait besoin de ce succès. Après un mois de janvier compliqué symbolisé par l’effondrement à Bruges en Ligue Europa (1-3), les hommes de Roberto De Zerbi ont trouvé un second souffle mardi soir au Vélodrome. Opposés au Stade Rennais, solide formation de Ligue 1, les Marseillais ont livré un match plein, s’imposant 3-0 avec la manière. Ce succès permet à l’OM de se hisser en quart de finale de la Coupe de France, un objectif prioritaire dans cette saison 2025-2026 encore très ouverte.
Un pressing haut, des transitions rapides et enfin une efficacité offensive : les ingrédients du succès étaient là. Aubameyang et Vitinha ont brillé, tandis que le jeune Faris Moumbagna s’est illustré avec une percée décisive sur le troisième but. Mais au-delà du résultat, c’est l’attitude de l’équipe qui a redonné espoir aux supporters.
Bruges dans les esprits, le PSG dans le viseur de De Zerbi
Au micro de beIN Sports à l’issue de la rencontre, Roberto De Zerbi ne s’est pas caché : « Malheureusement, ce match face à Bruges laisse encore des cicatrices. Nous nous préparons pour Paris », a-t-il confié. Bien que satisfait de la prestation de son équipe, l’entraîneur italien a rappelé que la récente déconvenue européenne reste un traumatisme. L’élimination dès les barrages de la phase finale de Ligue Europa face au Club Brugge a entamé le mental olympien et surtout terni l’image d’un effectif ambitieux sur la scène continentale.
Et cette plaie pourrait peser lourd dans les têtes au moment d’affronter le Paris Saint-Germain dimanche. Car le Classique arrive à un moment charnière : neuf points séparent les deux géants de Ligue 1. Une défaite de plus et Marseille pourrait définitivement dire adieu à ses rêves de podium, voire même de Ligue des Champions. De son côté, Paris domine le championnat et reste invaincu depuis la trêve hivernale, avec Kylian Mbappé en chef d’orchestre malgré les rumeurs persistantes sur son avenir.
Une Coupe de France à ne pas négliger, symbole d’un virage stratégique
Si l’OM a raté le coche en Europe, la Coupe de France offre une vraie opportunité de sauver sa saison. La direction marseillaise en est pleinement consciente et soutient Roberto De Zerbi dans cette optique. Dans un contexte compétitif dominé par le PSG sur la scène nationale depuis plus d’une décennie, remporter une coupe pourrait permettre à l’OM de regagner en crédibilité, tout en serrant la vis autour de son rival de toujours.
Le prochain tour de Coupe de France pourrait offrir une affiche encore plus spectaculaire, avec une possible confrontation contre Monaco, Lens ou… le PSG. L’OM devra donc gérer intelligemment ses forces – car au-delà des performances, c’est la gestion mentale et physique du groupe qui sera décisive dans les semaines à venir.
Impact sur les ambitions et suspense total avant le Classique
La victoire contre Rennes a redonné de la confiance, mais Bruges reste une ombre au tableau. À l’heure où le calendrier se resserre, chaque match devient une finale pour l’OM et De Zerbi. L’enjeu est clair : prouver que ce groupe peut rebondir et aller chercher un trophée, voire une place européenne malgré les vents contraires.
Face à un PSG sûr de sa force, l’OM devra faire preuve de caractère et d’efficacité. Le Vélodrome devra être en fusion dans ce choc des extrêmes où l’honneur, la fierté et l’avenir européen sont en jeu. Le rendez-vous est pris.