OM – Rennes : l’effondrement rennais au Vélodrome révèle un vestiaire au bord de la crise

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

L’Olympique de Marseille n’a pas seulement décroché une qualification brillante en Coupe de France, mardi soir au Vélodrome. En humiliant le Stade Rennais (3-0), les hommes de Roberto De Zerbi ont aussi fait exploser au grand jour les failles d’un vestiaire breton déjà en souffrance. Retour sur une victoire à double impact : sportive pour l’OM, symbolique pour la rivalité… et explosive pour Rennes.

Rennes balayé par un OM tranchant : un choc révélateur

Le 3-0 infligé par l’OM au Stade Rennais, mardi soir, a tout d’un tournant dans cette saison 2025-2026. Si le score est net, il ne reflète peut-être pas totalement l’écart entre deux dynamiques radicalement opposées. Côté marseillais, on a vu une équipe disciplinée, inspirée et portée par un collectif solide façonné par De Zerbi depuis son arrivée en juin 2025. Les phases offensives, fluides et verticales, ont pris à la gorge une défense rennaise dépassée dès les premières minutes.

En revanche, pour Rennes, cette rencontre s’apparente à un véritable naufrage. Après la récente gifle à Monaco (0-4), le club breton concède une nouvelle lourde défaite sans inscrire le moindre but. Et plus inquiétant encore : c’est dans les coulisses que l’implosion menace.

Un vestiaire rennais fracturé : éclats de voix et affrontement visible

La frustration et la tension, souvent camouflées dans le vestiaire, ont pris une tournure spectaculaire face à l’OM. Selon L’Équipe et Ouest-France, le coach rennais Habib Beye s’est violemment accroché à la pause avec Mousa Al-Tamari. Si les raisons exactes varient selon les versions, une chose est certaine : le ton est monté. D’un simple désaccord technique à une remarque perçue comme humiliante, le Jordanien serait ressorti secoué et marqué par cette altercation.

Pire encore, à la 48e minute, après le deuxième but marseillais, une nouvelle scène surréaliste s’est déroulée : Beye reproche alors à son gardien Brice Samba son manque de précision dans le jeu au pied… Une critique que ce dernier n’aurait pas digérée. La réponse du portier, capitaine respecté du groupe, a illustré un malaise profond et inédit entre coach et cadres.

Les choix forts de Beye en question, De Zerbi en contraste

Cette déroute contre l’OM n’est pas un simple accident pour Rennes. Elle s’inscrit dans une série noire de trois matches sans but inscrit, pour neuf encaissés. Une spirale dangereuse dans laquelle les choix de Beye sont remis en cause. Mise à l’écart de Blas, instabilité tactique, changements constants de système : autant de décisions qui divisent le groupe et interrogent sur la lisibilité de son projet.

À l’inverse, Roberto De Zerbi du côté marseillais, semble avoir trouvé la formule gagnante en un temps record. L’italien a su redonner une identité claire à l’OM, tout en métamorphosant l’équipe. Son approche centrée sur la possession et l’intensité a permis d’écraser Rennes et de renforcer la dynamique positive côté phocéen. Et avant le choc face au PSG, cette montée en puissance est des plus encourageantes.

Impact sur les compétitions et duel à distance avec Paris

Cette qualification remet l’OM sur les rails dans une Coupe de France désertée par le PSG, éliminé prématurément. La route semble dégagée pour De Zerbi et ses hommes, mais l’exemple de Rennes montre que l’équilibre est toujours fragile. Le turn-over intelligent, les ajustements tactiques bien ciblés, et une meilleure gestion du vestiaire sont les clés sur lesquelles Marseille doit s’appuyer pour rester performants sur tous les tableaux.

En Ligue 1 également, où chaque point compte dans la course au Top 3, l’OM gagne en crédit là où Rennes semble s’enfoncer. Le duel avec Paris s’annonce électrique, non seulement pour la symbolique, mais aussi pour ce qu’il raconte du nouveau visage marseillais, ambitieux et méthodique, face à un PSG en quête de constance stratégique.

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