OM : Murillo file à Besiktas, dernière manœuvre surprise au mercato hivernal

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Avec un sprint final qui en dit long sur la nouvelle politique sportive du club, l’Olympique de Marseille vient de boucler un ultime mouvement sur un marché des transferts hivernal animé jusqu’à son dernier souffle. Amir Murillo quitte officiellement le navire phocéen pour s’envoler vers la Turquie, direction le Besiktas Istanbul. Un départ stratégique qui révèle bien plus qu’un simple réajustement d’effectif.

Un divorce express entre Murillo et De Zerbi

Rien ne laissait présager un tel rebond. Jusqu’à début janvier 2025, Amir Murillo occupait encore un rôle clé dans la rotation défensive de Roberto De Zerbi. Précieux par sa polyvalence et sa capacité à tenir le couloir droit, le latéral panaméen comptabilisait de nombreuses minutes, profitant notamment des blessures et suspensions pour se glisser dans le onze marseillais.

Mais tout s’est brutalement inversé. En cause : une série de prestations en demi-teinte, des fins de matchs mal gérées et, surtout, une rupture nette avec le coach italien. Mis à l’écart de manière assumée et publique, Murillo n’était plus convoqué depuis deux semaines. Le divorce était consommé, la sortie inévitable.

Si sur le plan humain l’affaire laisse quelques regrets, sportivement elle s’inscrit dans une logique assumée par Pablo Longoria et De Zerbi : celle de l’exigence maximale. L’OM préfère un groupe plus limité mais complètement dédié à l’idée de jeu de l’entraîneur. Une leçon qui n’est pas sans rappeler la rigueur managériale instaurée au PSG par Luis Enrique, où chaque joueur hors projet est rapidement remplacé.

Besiktas s’offre Murillo, Marseille encaisse 6 millions

Le timing semblait serré et le marché européen presque à l’arrêt, mais la Turquie offrait encore une brèche exploitable. L’OM a donc activé cette opportunité, et c’est Besiktas qui s’est engouffré dans la brèche. Selon Foot Mercato, l’accord a été conclu autour de 6 millions d’euros bonus inclus. Une opération qui permet à l’OM de réaliser une plus-value appréciable, Murillo ayant été recruté pour seulement 2,5 millions d’euros en 2023.

D’un point de vue économique, c’est une belle signature de fin de mercato pour Marseille. Le Panaméen, devenu encombrant sur le plan sportif, permet au club de libérer une place dans l’effectif tout en renforçant les finances du club en vue du mercato estival 2026. On notera en revanche que cette sortie n’a pas été compensée dans l’immédiat, ce qui pourrait peser si une nouvelle vague de blessures frappait la défense phocéenne.

Enfin, et ce n’est pas un détail : ce départ pourrait indirectement rééquilibrer le vestiaire autour du projet de De Zerbi. À l’instar du PSG, qui a su se séparer rapidement de joueurs ne correspondant plus à la philosophie de jeu, l’OM manifeste une volonté semblable de bâtir un groupe cohérent et discipliné. Dans la rivalité OM-PSG, chaque ajustement d’effectif est un pas de plus vers la compétitivité sur la scène nationale et européenne.

Quels impacts pour la suite de la saison 2025-2026 ?

Avec son effectif désormais stabilisé jusqu’à juin 2026, l’OM s’avance vers une fin de saison sous haute tension. Toujours en lice en Ligue 1, avec une ambition claire de qualification directe en Ligue des Champions, et encore actif en Ligue Europa, le groupe de De Zerbi va devoir prouver sa capacité à tenir le cap avec des ressources réduites.

Le départ de Murillo pourrait offrir davantage de temps de jeu à Michael Murillo (aucun lien), récemment repositionné sur le flanc droit, ou encore relancer le jeune Roggerio Laye, formé au club et très apprécié en interne pour son explosivité. L’adaptation rapide de ces remplaçants sera cruciale pour maintenir les objectifs européens et concurrencer un PSG plus que jamais dominateur sur le plan domestique.

Ce mercato hivernal conclut un chapitre mouvementé et signe l’entrée dans la période décisive. Et à Marseille, lorsque les projecteurs s’éteignent sur le marché des transferts, c’est pour mieux se rallumer sur la pelouse. L’heure est à l’unité et à l’efficacité : deux valeurs que l’OM doit impérativement incarner s’il veut vraiment bousculer l’ordre établi par le PSG en fin de saison.

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