Mercato OM : Amir Murillo vers Besiktas, une belle plus-value en cinq jours ?

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Depuis plusieurs semaines, l’Olympique de Marseille jongle en permanence entre les impératifs sportifs et les réalités économiques. Le cas Amir Murillo incarne cette dualité à merveille. Mis sur la touche par Roberto De Zerbi après des prestations jugées trop insuffisantes, le latéral droit panaméen pourrait quitter le club dès la fin du mercato turc… avec à la clé un joli pactole pour les finances marseillaises.

Une mise à l’écart stratégique signée De Zerbi


La saison 2025-2026 a démarré fort en tensions au Vélodrome. Alors que l’OM lutte pour exister en championnat face à un PSG toujours aussi dominateur, chaque erreur compte. C’est dans ce contexte que les dernières contre-performances d’Amir Murillo – notamment lors du nul décevant face au Paris FC – ont fait basculer son statut de titulaire au sein de l’effectif olympien.

Roberto De Zerbi, nommé l’été dernier avec pour mission de redonner une identité de jeu et de redresser une dynamique européenne chancelante, n’a pas hésité : rétrogradation immédiate du joueur. Une décision forte, dictée autant par l’exigence sportive que par un message envoyée à l’ensemble du groupe : aucune place pour la passivité.

Ce choix discipliné a déclenché un effet domino inattendu. En à peine quelques jours, les agents de Murillo se sont mobilisés, et plusieurs clubs ont manifesté leur intérêt. En tête ? Le Besiktas Istanbul, toujours actif sur le marché turc qui ferme ses portes imminemment.

Une opportunité économique express pour l’OM


Le timing est parfait pour Marseille. Si sportivement Murillo ne rentre plus dans les plans de De Zerbi, économiquement, il représente une opportunité inespérée. Selon plusieurs sources concordantes, dont L’Équipe (édition du 3 septembre 2025), des négociations avancées sont en cours avec Besiktas, autour d’un transfert estimé à 6 millions d’euros.

Quand on sait que l’OM avait recruté le joueur pour environ 2,5 M€ il y a deux ans et demi, cela représenterait une plus-value nette de 3,5 M€. Mieux encore : cette opération pourrait être conclue en à peine cinq jours, entre la décision sportive et la clôture du mercato turc. Une efficacité rare dans la gestion d’un joueur jugé comme un poids mort depuis le mois d’août.

Dans un contexte budgétaire serré, où les droits TV baissent et la Ligue 1 peine à rivaliser avec les grands championnats européens, cette vente est perçue comme une respiration bienvenue. Marseille pourrait ainsi réinvestir ou renforcer d’autres postes plus stratégiques – notamment en défense centrale ou sur les ailes, secteurs visiblement déficients lors des dernières rencontres.

Un coup d’avance sur le PSG ?


Même si l’opération demeure modeste sur le plan des chiffres face au budget galactique du PSG, cette manœuvre illustre une différence de philosophie marquée entre les deux ennemis historiques du football français. Tandis que Paris multiplie les prêts coûteux à l’étranger et peine à valoriser ses joueurs hors top valeur (exemples récents avec Kurzawa ou Ekitike), l’OM parvient ici à retourner une situation défavorable en actif financier.

À mesure que la saison 2025-2026 avance, cette rigueur de gestion et cette capacité à s’adapter rapidement pourraient bien offrir quelques longueurs d’avance aux Marseillais dans la course aux places européennes – voire pour relancer la rivalité face aux Parisiens si les stars du PSG venaient à flancher.

Marseille pourrait ainsi revoir sa stratégie hivernale avec un petit matelas financier supplémentaire, sans que cela n’impacte la cohérence du groupe. Une vente discrète, rapide mais qui coche toutes les cases d’un bon deal : sportif, économique et symbolique.

Quelles implications pour le reste de la saison ?


Libérés d’un joueur en perte de vitesse, les Phocéens pourront resserrer leur effectif et donner plus de temps de jeu à des jeunes comme César Huerta, ou même redéployer Chancel Mbemba dans un couloir si besoin. En Ligue 1 comme en Coupe d’Europe, où Marseille est toujours en lice en Ligue Europa, chaque détail d’effectif compte.

Ce transfert d’Amir Murillo, loin d’être anecdotique, pourrait bien représenter un micro-tournant dans la saison des Olympiens. Une décision forte, une exécution rapide… et une plus-value inespérée. Voilà de quoi relancer la dynamique marseillaise dans une saison où la rivalité avec le PSG s’écrit aussi sur le terrain économique.

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