Le troisième PSG – OM de cette saison 2025-2026 s’annonce électrique, et la désignation de Willy Delajod au sifflet ravive chez les supporters marseillais un souvenir cuisant.
Un arbitre au passé houleux avec l’OM
Dimanche prochain, le Parc des Princes accueillera un nouveau chapitre du Clasico français. Pour ce choc entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille, la Fédération Française de Football a confié le sifflet à Willy Delajod, un arbitre dont le nom continue de faire grincer des dents sur la Canebière.
À seulement 33 ans, le natif d’Annemasse a déjà officié à 18 reprises dans des rencontres de Ligue 1 impliquant l’OM. Le bilan de ces confrontations suscite la méfiance chez les fans olympiens, surtout en raison d’un épisode traumatisant. Le 24 septembre 2023, Delajod était à la baguette lors d’un cinglant 4-0 infligé par le PSG à une équipe marseillaise en crise totale. Ce jour-là, Marseille, sans entraîneur officiel après le départ précipité de Marcelino, avait sombré, précipitant l’arrivée de Gennaro Gattuso. Une déroute historique qui reste dans toutes les têtes.
Si l’arbitre s’est depuis fait discret autour de l’OM, cette nouvelle désignation intervient dans un moment charnière pour les deux clubs. Le PSG domine la Ligue 1 avec autorité, tandis que Marseille, en pleine reconstruction sous la houlette de Roberto De Zerbi depuis l’été 2025, navigue entre résilience et irrégularité.
Un environnement sous pression et des antécédents lourds
Bien que Willy Delajod ait arbitré les Phocéens cette saison lors d’une victoire maîtrisée 3-0 contre le Stade Brestois, sa relation avec le club reste entachée de polémiques. Plusieurs déconvenues arbitrales passées, notamment contre Lille ou encore Monaco, avaient déjà mis le feu aux poudres. Delajod avait même été la cible d’un harcèlement en ligne massif, à tel point qu’il avait été contraint de porter plainte, soutenu par la Fédération (source : FFF, communiqué du 13 mars 2024).
Pour ce Clasico du 2 mars 2026, il travaillera avec Erwan Finjean et Valentin Evrard sur les lignes, ainsi qu’avec Nicolas Rainville et Romain Lissorgue à la VAR. Une équipe d’arbitrage expérimentée, mais qui n’efface pas la crispation autour de sa désignation.
Dans une confrontation où chaque décision peut faire basculer l’issue du match, le passé de l’arbitre et la pression émotionnelle qu’il suscite joueront inévitablement un rôle dans l’atmosphère. Côté PSG, cette désignation n’est pas perçue comme problématique, bien au contraire. Avec deux victoires contre l’OM lors des Clasicos précédents cette saison, dont un cinglant 3-1 au Vélodrome, le club parisien semble aborder ce match dans une dynamique psychologique largement favorable.
Un enjeu sportif et émotionnel crucial
Ce PSG – OM ne se résume pas au trauma de 2023. Il s’agit aussi d’un rendez-vous clé pour la suite du championnat. Paris vise toujours un triplé national, pendant que l’OM est en lutte pour une place européenne. Chaque point comptera, chaque erreur arbitrale sera scrutée à la loupe.
Reste à savoir si Willy Delajod saura arbitrer avec sérénité ce qui s’annonce comme l’un des matchs les plus sous tension de cette fin de saison. L’arbitre aura non seulement à gérer 22 acteurs motivés à en découdre, mais aussi le poids d’un passif chargé et les attentes énormes d’un duel où le sport flirte sans cesse avec la dramaturgie.
Dans un contexte où le PSG semble toujours maître de ses émotions — contrairement à un OM fébrile en déplacement dans les grandes affiches —, toute décision arbitrale pourrait alimenter un nouveau chapitre polémique dans une rivalité déjà volcanique.
Verdict dimanche soir au Parc des Princes, dans une ambiance où les nerfs seront mis à rude épreuve… pour tout le monde, y compris l’homme en noir.