OM : tensions internes autour de De Zerbi, un mal français aux portes de l’Europe ?

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que le Paris Saint-Germain avance fièrement vers la fin de saison, déjà assuré du titre en Ligue 1, la situation est tout autre dans la cité phocéenne. À l’OM, le climat s’alourdit autour de Roberto De Zerbi. Arrivé l’été dernier avec des ambitions claires, le coach italien se retrouve aujourd’hui au cœur de tensions internes profondes avec sa direction. Une situation qui interroge tant sur le leadership du club marseillais que sur sa capacité à rivaliser avec les géants du championnat, notamment le PSG.

Un trio dirigeant sous tension avec De Zerbi

Depuis plusieurs semaines, les frictions deviennent de plus en plus visibles au sein des hautes sphères marseillaises. Selon RMC Sport, Pablo Longoria (président), Medhi Benatia (directeur du football) et Fabrizio Ravanelli (conseiller sportif) entretiennent des relations tendues avec Roberto De Zerbi. En cause ? Des méthodes d’entraînement jugées trop « light », une gestion critiquée des égos dans le vestiaire et surtout, des résultats en baisse.

Depuis mars, l’OM a peiné face au PSG, à Reims ou encore à Monaco. Le revers contre Lens est venu cristalliser les tensions : manque d’intensité, trous défensifs et efficacité offensive en berne. Dans un sprint final crucial pour décrocher une qualification européenne, les interrogations fusent : De Zerbi peut-il être l’homme de la situation ?

Pour Medhi Benatia, malgré les remous, l’Italien reste légitime : « Il n’y a pas de problème avec le coach. On lave le linge sale en famille », a-t-il déclaré à RMC Sport. Une manière de calmer le jeu ? Sans doute. Mais la réalité est plus complexe, entre divergences de vision et désaccords sur la gestion de certains joueurs clés.

Greenwood et Henrique, symptômes d’un malaise plus profond

Dans cette atmosphère tendue, deux joueurs concentrent les critiques : Mason Greenwood et Luis Henrique. Individuellement performants (18 buts et 4 passes pour l’Anglais, 7 buts et 6 passes pour le Brésilien en 30 matchs), leur comportement interroge au sein du vestiaire. Selon RMC Sport, leur nonchalance et manque d’implication sur et en dehors du terrain irritent certains cadres. Mais surtout, c’est l’attitude du coach face à ces écarts qui fait débat. Trop indulgent ? Pas assez d’autorité ?

Cette situation illustre un fossé entre la direction, qui réclame rigueur et exemplarité, et un technicien réputé pour sa gouvernance souple, axée sur le dialogue. Ce style, qui a tant séduit en Italie et en Premier League, pourrait ne pas convenir au modèle marseillais, plus passionné, plus instable. Et dans une fin de saison où chaque point compte, cela peut coûter cher.

À noter que Fabrizio Ravanelli, pourtant figure emblématique et conseiller sportif du club, commence à être écarté des décisions opérationnelles, jugé trop impliqué par une direction soucieuse d’éviter une guerre des clans. Une illustration de plus de la complexité organisationnelle actuelle à l’OM.

Le PSG en spectateur attentif

Côté parisien, la situation marseillaise est scrutée avec attention. Si les tensions internes à Marseille affaiblissent leur rival historique sur le plan national, elles impactent aussi la compétition européenne. Paris, déjà qualifié pour la C1, sait que ses poursuivants doivent être en forme pour faire briller la Ligue 1 à l’international. L’effondrement ou le ralentissement de l’OM dans cette course pourrait nuire à l’indice UEFA, un paramètre que Luis Campos et Nasser Al-Khelaïfi suivent de près.

En somme, les tensions autour de De Zerbi révèlent une instabilité structurelle chronique à Marseille. Un effet domino potentiel si aucune clarification n’intervient rapidement. Si le PSG déploie une stabilité et une constance bienvenue à ce stade de la saison, l’OM démontre à quel point un manque de cohésion en coulisse peut compromettre les objectifs sportifs d’un club… même à fort potentiel.

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