Le sort s’acharne sur l’Olympique de Marseille ! Alors qu’ils viennent de triompher du PSG dans un Vélodrome incandescent, les Phocéens s’apprêtent à affronter une nouvelle fois leur rival honni, cette fois en terrain neutre. Mais une ombre au tableau : la CAN 2025 va cruellement priver Roberto De Zerbi de plusieurs titulaires clés pour le Trophée des Champions, prévu… en plein cœur de la compétition africaine.
Un Classique sous haute tension en plein cœur de la CAN
La Ligue de Football Professionnel (LFP) a officialisé ce que les supporters olympiens redoutaient : le Trophée des Champions entre le PSG et l’OM se jouera le 8 janvier 2026 au Koweït. Un lieu inédit et insolite pour une affiche au parfum d’Europe, mais un calendrier qui fait grincer des dents sur la Canebière.
La date coïncide tout bonnement avec les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, disputée du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 au Maroc. Conséquence directe : l’Olympique de Marseille pourrait se retrouver fortement amputé. Les internationaux phocéens sont nombreux et parmi les hommes les plus utilisés par De Zerbi.
Une cascade d’absences… et une profondeur de banc mise à rude épreuve
Nayef Aguerd et Bilal Nadir rejoindront la sélection marocaine, tout comme Amine Gouiri avec l’Algérie, Geoffrey Kondogbia avec le Centrafrique, Hamed Junior Traoré avec la Côte d’Ivoire, et surtout Pierre-Emerick Aubameyang, leader d’attaque, avec le Gabon. Sans ces éléments, c’est une véritable ossature tactique que perdra Roberto De Zerbi, à un moment crucial.
Or, si l’OM affiche de belles intentions depuis l’arrivée du technicien italien, leur irrégularité et leur dépendance aux individualités posent question. Moins touché, le PSG de Luis Enrique ne devra composer que sans Achraf Hakimi, également mobilisé avec le Maroc. Et c’est bien là que réside l’injustice pointée par certains observateurs : le PSG pourrait jouir d’un onze quasi complet, alors que l’OM devra bricoler.
Ce déséquilibre s’accentue au regard du contexte : un match à l’international, sous forte chaleur, peu de temps après les fêtes, et dans un timing collé à la CAN. L’enchaînement logistique entre Maroc et Koweït est improbable, voire impossible, pour des joueurs toujours engagés dans la phase finale.
Les conséquences d’un choc tronqué sur la saison de l’OM
Le Trophée des Champions, bien qu’officiel, est souvent vu comme une mise en bouche avant la suite de saison. Mais pas à Marseille. Le Classique face au PSG est un match à part. Il structure l’élan d’une phase retour souvent décisive, surtout quand on rêve de bouleverser la hiérarchie du football français… dominée par Paris depuis plus d’une décennie.
Un accident face au PSG aurait des conséquences sportives et mentales pour l’OM. Déjà lancé dans une campagne ardue en Ligue des Champions, et contraint de batailler en Ligue 1 pour accrocher le podium, l’enchaînement du mois de janvier sera décisif. De Zerbi devra s’adapter, modifier ses schémas, et peut-être donner leur chance à des jeunes ou des remplaçants en manque de rythme.
Le contraste est saisissant : alors que le PSG peut aligner Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé ou Vitinha sans grande perte, l’OM devra composer sans sa colonne vertébrale. Et si la compétition permet souvent des surprises, le duel semble déjà pencher vers Paris selon de nombreux analystes.
Une décision de la LFP sous le feu des critiques
Le choix de la date et du lieu interroge. Pourquoi programmer un match officiel entre deux géants du football français pendant un tournoi continental majeur ? La LFP justifie son choix par des impératifs de calendrier et des opportunités de rayonnement à l’international. Mais les supporters et certains acteurs du football y voient surtout un rendez-vous sacrifié par manque de planification stratégique.
En pleine CAN, l’OM devra se battre avec ses armes… amoindries. Et si la rivalité fait partie du sel de ce duel PSG-OM, ce Trophée des Champions 2026 promet déjà une saveur bien particulière – voire un goût amer, côté marseillais.